Cora a passé près d’une année à Bethlehem vivant et travaillant comme volontaire pour une organisation caritative dans un camp de réfugiés palestiniens. Elle a réalisé un documentaire sur la mémoire des évènements de 1948 : naissance d’un état pour les Israéliens ; «nakba » ou catastrophe pour les Palestiniens.

Lorsqu’elle partage ses observations avec son pasteur (Serge-- nom changé pour préserver son anonymat) resté en France, Cora est confrontée par la difficulté de Serge à réconcilier la réalité que présente Cora de façon humaine et historique avec les présupposés plutôt traditionnels de la « pensée évangélique » par rapport à Israël, le « peuple de Dieu » et peut-être le futur pré-ordonné et « apocalyptique » que doit connaitre la Terre Sainte.

Serge dit être « mal à l’aise » par rapport au travail de Cora « révélant les massacres de Palestiniens par les Israéliens. » Il exprime le souci que Cora ne « donne pas les armes à l'ennemi contre le peuple que Dieu a choisi. » Reconnaissant avoir une connaissance historique limitée, il recommande à Cora de ne pas oublier l’holocauste, ni « la haine et le racisme des pays arabes qui entourent Israël et finalement la presse et l'opinion publique qui se délectent de tout ce qui est contre Israël. » Finalement il conclue : « J'insiste pour ton bien, que tu ne tombes pas dans un piège et qu'au grand jour Dieu te le reproche.»

Les éléments de la réponse de Cora qui nous sont confiés ci-dessous sont une illustration de la nécessité de l’honnêteté quelque soit le rôle que nous avons — aussi modeste soit il. Ils reflètent un cheminement d’une foi, qui n’a pas peur de la vérité, mais orientée vers le service, la justice, le travail pour la paix et même l’amour du prochain – de tout prochain. —

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