Intercession
Demande de prière pour Madagascar : L'île est au bord de la guerre civile Chrétiens en Réseau/Journal Chrétien/Courrier International
Posteur: nicolas | 27 jan 2009 à 18:41 | 342 mots | lu 1934 fois | 11 commentaires





A Antananarivo le Maire a rassemblé la population pour tenter de la persuader de lutter pour la démocratie. La désinformation règne et on ne sait plus qui a raison.
Mais en réalité, on est au bord de la guerre civile, car hier il y avait des pillages partout, sans aucune réaction de la part la police et l'armée.
Aujourd'hui, on a prévu une rencontre entre le Maire et le Pouvoir, et s'il vous plaît priez pour la paix à Madagascar.
Depuis toujours il n'y a jamais eu de guerre civile à Madagascar au point qu'hier beaucoup de malgache ont eu une grande peur car on n'a pas l'habitude de telles scènes de pillage.

La couverture de L'Express de Madagascar du 27 janvier 2009
MADAGASCAR
Antananarivo au bord de l'explosion
Le conflit politique entre le chef de l'Etat et le maire de la capitale débouche sur une situation d'extrême tension.
Le lundi 26 janvier, "Tana s'est enflammée", titre L'Express de Madagascar. Théâtre du conflit ouvert entre son jeune maire, Andry Rajoelina, et le président de la République, Marc Ravalomanana, la capitale malgache a sombré dans le chaos. Le premier, surnommé TGV, dénonce la "dictature" qui, selon lui, s'est instaurée dans le pays. Les tensions politiques accumulées les jours précédents par les manifestations de masse, les revendications et les ultimatums lancés au pouvoir ont dégénéré en scènes de pillage. "Sept grands magasins de la capitale au moins ont été pillés le 26 janvier. En moins de 12 heures, le réseau de distribution des produits de première nécessité à Antananarivo a été complètement anéanti. Les magasins abandonnés ont été vidés en quelques heures", rapporte la presse locale, qui fait état de plusieurs morts. Par ailleurs, le siège de la radio et de la télévision malgache a été incendié.
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Je viens tout juste d'avoir des nouvelles de ma belle soeur qui vit à Tana.
Les émeutes s'étendent aux autres provinces.
Le maire comme le président disent ne pas être responsables de ces émeutes.
Les supermarchés ont été pillés.
Et beaucoup se retrouvnt sans nourriture.
Combien de temps encore?
Certaines régions ont été très touchées par le cyclone Fanele il y a qqes jours...
La situations est grave.
C'est une guerre spirituelle.
Nous devons intercéder pour ce pays.
C' est faut de dire qu' il n' y a jamais eu de guerre civile à Madagascar. En décembre 1972, les cinqs provinces côtières se révoltaient contre les haut-plateaux.
Oui, c'est une guerre spirituelle.
Oui, des esprits maléfiques sément la terreur et la désolation à Madagascar.
Tous les chrétiens doivent éléver vers Notre Seigneur pour délivrer le pays.
Seigneur, lève-toi pour nous secourir!
Délivre-nous à cause de ta bonté!
Car nous avons péché contre Toi et nous implorons Ton secours!
Priez SVP pour Madagascar
Antananarivo est actuellement pris au piège par Lucifer et compagnie, à cause des discours haineux, qui priment le désordre et la destruction, et l’apologie de la terreur.
C’est la guerre des communications, et des fausses informations qui sont véhiculées. En 5 jours le bilan est à 120 morts, du jamais vu dans l’histoire du pays. Le président pris au dépourvu n’osait rien faire les 2 premiers jours, car il craint une hécatombe.
Le camp d’en face ose faire sacrifier les pauvres gens qui se disent n’ayant plus rien à perdre, et qui sont au préalable conditionnés par des réunions auprès des quartiers, on leur distribue 12 € pour détruire, et on leur promet de pouvoir récupérer ce qui leur sont volés par le régime à travers les actes de pillage.
Il y a eu pillage au TRADING CENTER d’Antananarivo en pleine nuit (vente d’habillement en provenance d’Asie du sud-est), les propriétaires du centre et du bâtiment ont sponsorisé dernièrement l’émission de concours de chorale évangélique (ouvert à toutes les obédiences chrétiennes) à la station télé MBS (appartenant au président bien avant son avènement au pouvoir), pour ce « péché », ils ont été brulés vifs pendant leur sommeil car ils habitent au-dessus du centre,
Le bilan de cet incendie criminel est de 60 morts, ils ont sacrifié les pilleurs avec les propriétaires des lieux.
Le centre se trouve à une minute du caserne des pompiers qui est commandé directement par le Maire ANDRY RAJOELINA, pourtant les victimes sont complètement calcinées et méconnaissables à la dentition même, comme du charbon très sec, ils ont été enfermés par ceux même qui ont forcé la porte, pourtant les pompiers sont à 600m de vol d’oiseau.
A vol d’oiseau, ils ont pu tout de suite constater l’incendie à travers les flammes ardentes et le crépitement pendant la nuit à cette distances, mais ils ont reçu l’ordre du premier patron de la ville de ne réagir qu’au bout de plusieurs heures, pour que le ravage fasse meilleure impression, et ravive la rancœur du public contre le régime.
Le Maire qui a un visage angélique efféminé et androgyne, est un serviteur du diable, car plus il lui offre des vies à Satan, plus il va se sentir en puissance.
Cà relève du diabolisme pur et dur, personne n’ose pas commenter contre cette nouvelle race qui sème la terreur, et qui veut faire de Madagascar un nouveau Rwanda. Car on risque maintenant sa vie à Antananarivo au moindre geste.les sbires de Andry Ranjoelina sont envoyés dans toutes les ruelles de la capitale pour épier les anti-révolutionnaires.
Note que ce cher ANDRY RAJOELINA a été dans son adolescence et jeunesse un prostitué bisexe (il a étéen même temps hétéro et homosexuel) qui vendait ses charmes aux hommes puissants de l’ancien dictateur Ratsiraka. C’est avec cet argent qu’il a pu acheter les appareils modernes de DJ, et monter petit à petit son agence de publicité.
Et qu’il a été un DJ célèbre, la profession de nuit qui fait danser les belles de nuit, et tous les noctambules, bref çà relève déjà du malin et des pur plaisirs du monde charnel.
Tous les discours qu’il prononce sont écœurants, il met sur le dos du président les actes de pillage, il dit que le président (PDG du groupe agro alimentaire TIKO avant son avènement au pouvoir) veut prendre sa revanche auprès des autres dans la mesure où il a été le premier pillé.
Il dit que le président peut faire renaître de ses cendres au plus vite ses magasins, mais les autres non !!!!!. Pourtant avec la crise financière actuelle, les chances de trouver des liquidités disponibles de par le monde est quasiment nul, pourtant toutes ces entreprises pillées et détruites, en ont un grand besoin.
Je vous demande de prier pour la famille des victimes mortes et blessées, et pillées, pour que les discours mensongers et harangueurs de haine et de destruction du Maire ANDRY RAJOELINA n’auront plus raison de la population.
En effet, il a même forcé la prison avec une foule de gens mystérieusement conditionnés et kamikaze, le bilan de cette opération est de 5 morts (2 prisonniers, 2 bandits, une femme victime innocente), et il ose encore endosser la responsabilité au président Ravalomanana.
Priez pour lui également pour qu’il retrouve la raison, lui et ses commanditaires qui profite de ses 34 printemps, de sa jeunesse de son immaturité, mais qui mettent à sa disposition toute une armée de communication, il est fils de militaire et les militaires mécontents sont derrière lui, si le président ne quitte pas le pouvoir tout de suite, ils vont mettre le pays à feu et à sang, un coup d’état militaire est déjà prévu, haranguer la foule n’est qu’une étape de légitimation.
Certains exilés ont toujours avancé qu’ils vont revenir au pays sur un tapis de sang merina (ethnie de Ravalomanana et d’Andry Rajeolina qui est déjà leur serviteur et celui du diable, la tactique a été de faire brûler Antananarivo en premier, par ce merina pour que les gens ne soient plus récalcitrants à un affrontement anti-ethnique, qui a été depuis toujours l’épée de Damoclès de certains).
Ils préparent un génocide style Serbie et Rwanda pour Madagascar.
Aujourd’hui ils vont proclamer la composition d’un gouvernement insurrectionnel, les fonctionnaires ont peur de rejoindre leur ministère lundi, car ils vont encore sacrifier des vies pour satisfaire la boulimie de sang de Satan, afin de pouvoir installer les ministres postiches, avides de pouvoir et d’argent mais qui ont déjà montré au cours de ces dernières années leur incompétence et leur défaut de probité.
Avant-hier, ils ont imposé la ville morte, mais les gens sont sortis pour se vaquer à leur préoccupation quotidienne, la preuve que ce n’est même pas un mouvement légitime comme ceux de 1991 et 2002, mais l’orgueil de certains en veulent un bis repetita calqué mais diabolisé à outrance, c’est la c’est une revanche purement satanique et arrogant . C’est leur vengeance, le Seigneur n’a-t-il pas dit que le mauvais esprit exorcisé, s’il revient un jour va revenir plus puissant ? Oui, sur le plan spirituel nous avons baissés nos gardes à Madagascar et voilà que le démon revient plus puissant en force et en nombre
Aux dernières nouvelles, ils ont tenté de détruire le centre de production de produits laitiers du président RAVALOMANANA, les magasins étant auparavant détruits.
Ils donnent à nouveau un ultimatum qui expirera le 13 février 2009
Certains exilés ont toujours avancé qu’ils vont revenir au pays sur un tapis de sang merina .
Aux dernières nouvelles Andry Rajoelina se voit en patron de l’Administration, qui n’est pas une boîte de nuit, pour les prostitués, les drogués, et les jeunes en délire, non il ne peut pas booster les fonctionnaires qui ne lui sont pas du tout enthousiastes avec de l’EXTASIE.
Contrairement aux crises précédentes, il n’y a qu’une minorité pas plus de 5 fonctionnaires par ministère qui suit son mouvement .
Le nombre des adhérents du mouvement diabolique diminuent de jour en jour (selon RFI, ils ne sont que 2000 oggi)
J'ose déjà proclamer la victoire sur satan, déjà vaincu depuis 2000 ans , gloire à toi Seigneur et pour les siècles des siècles
Désormais Andry Rajoelina tient son pouvoir et le prix de sa popularité au début du mouvemetn de Satan, car il offre des vies à satan, l'affaire trading center montre qu'il fait une messe nocturne satanique
Il y a beaucoup d'argent à la clé, pour corrompre les foreces de l'ordre et les miliatiares à ne pas réagir, pour corrompre les responsables à obéir au nouvel homme fort du pays, pour terroriser partout, on se demande d'où cà vient, je crains qu'une nation terroriste qui a contribué à la desertification spritiuelle (islamisation) des pays subsahariens de l'Afrique,est derrière, car l régime de ra8 qui confond le pouvoir de l'église chrétienne protestante avec l'Etat est impérméable à toute islamisation.
Le hic c'est que les religieux catholiques suivent le mouvement et soutiennent le semeur de trouble.
Je demande à l'esprit saint de les élairer.
intercédons pour notre pays!
le sang coule !!! le sang de malgaches!!! cette pseudo lutte pour la démocratie de mr Andry Rajoelina n'est en fait qu'une prise de pouvoir des exilés de 2002 et lui n'est que l'instrument d'un odieux plan!!!! oui nous les merina sommes en danger!! reviendrons nous à l'époque de l'amiral où nous devions nous taire et nous soumettre? ou pire encore, un génocide peut survenir !!! prions pour que cela n'arrive pas!!! prions pour le retour de l'unité nationale!!! on le voit en 2002 antananarivo a été isolé de l'île pour imploser!!! et maintenant encore on met antananarivo à feu et à sang!!! oui ces exilés veulent revenir sur un tapis rouge!! rouge du sang merina!!! prions car le mal s'abat sur notre cher pays
Du 10 août 1991 au 7 février 2009
Au même point après 18 ans
dimanche 8 février 2009
Faut-il que nous devions continuer à nous poser les mêmes questions 18 ans après ? De la marche vers le Palais d’Iavoloha le 10 août 1991 à la marche vers le Palais d’Ambohitsitsirohitra le 7 février 2009, les mêmes causes produisent immanquablement les mêmes effets.
Pour provoquer la sortie de l’impasse créée par une auto-proclamation, les tenants de la prise de pouvoir insurrectionnelle emmènent la foule marcher sur un Palais présidentiel. Classés zones rouges, ces bâtiments sont protégés par un régime de protection spéciale qui expose les contrevenants au pire.
Quel que soit le Président en fonction, quel que soit le Palais concerné, quel que soit l’opposant qui mène la foule, quelle que soit la cause à défendre, quels que soient les militaires, les règles sont immuables : on ne peut impunément pénétrer dans un Palais d’Etat.
C’est triste de le dire eu égard au morts lors des deux événements, mais dura lex, sed lex. Contrairement à ce que tente de faire croire le Maire Andry Rajoelina, même vide, un Palais n’est pas qu’un ensemble de bureaux. C’est un symbole de la République.
Dans la situation de crise politique où l’autorité de l’Etat est bafouée de plus en plus chaque jour, l’autorité publique s’effrite. Il n’est donc pas étonnant que certains malintentionnés en profitent, et se mettent à organiser des casses.
Même dans une situation stable, l’Etat malgache n’arrivait pas à assurer correctement la sécurité des biens et des personnes. Comment espérer qu’il le fasse dans une telle situation de déliquescence où tout a été fait pour saper son autorité et son pouvoir ?
Après avoir laissé faire, depuis la Place de la Démocratie à la Place du 13 Mai, il est évident que l’Etat devait à un certain moment mettre le holà . Ce fut par la voix des armes. C’est malheureux, mais c’était à prévoir.
Du 10 août 1991 au 7 février 2009, les mêmes questions des responsabilités se posent. Qui a donné l’ordre de tirer ; et qui a amené la foule sur une zone rouge, en pleine connaissance de cause ? La défense de la légalité autorise-t-elle les tirs à balles réelles sur une foule sans défense ; mais la noblesse ou la légitimité de la lutte pour la démocratie autorise-t-elle à ne plus s’embarrasser de scrupules et de limites ? La garde présidentielle a tiré sur la foule. Mais la foule n’aurait pas été là si on ne l’avait conditionnée et dirigée pour y être. Dont acte.
Il est cependant bien connu qu’une cause a besoin de martyrs. Combien en faudra-t-il, après 49 ans d’Indépendance, pour qu’on redonne enfin une valeur sacrée à des mots simples : liberté, démocratie, Constitution, Etat. Mais pour que l’Etat soit respecté, encore faut-il qu’il se comporte de manière respectable. Comme dirait l’autre, that is the question.
Du 10 août 1991 au 7 février 2009
Au même point après 18 ans
dimanche 8 février 2009
Faut-il que nous devions continuer à nous poser les mêmes questions 18 ans après ? De la marche vers le Palais d’Iavoloha le 10 août 1991 à la marche vers le Palais d’Ambohitsitsirohitra le 7 février 2009, les mêmes causes produisent immanquablement les mêmes effets.
Pour provoquer la sortie de l’impasse créée par une auto-proclamation, les tenants de la prise de pouvoir insurrectionnelle emmènent la foule marcher sur un Palais présidentiel. Classés zones rouges, ces bâtiments sont protégés par un régime de protection spéciale qui expose les contrevenants au pire.
Quel que soit le Président en fonction, quel que soit le Palais concerné, quel que soit l’opposant qui mène la foule, quelle que soit la cause à défendre, quels que soient les militaires, les règles sont immuables : on ne peut impunément pénétrer dans un Palais d’Etat.
C’est triste de le dire eu égard au morts lors des deux événements, mais dura lex, sed lex. Contrairement à ce que tente de faire croire le Maire Andry Rajoelina, même vide, un Palais n’est pas qu’un ensemble de bureaux. C’est un symbole de la République.
Dans la situation de crise politique où l’autorité de l’Etat est bafouée de plus en plus chaque jour, l’autorité publique s’effrite. Il n’est donc pas étonnant que certains malintentionnés en profitent, et se mettent à organiser des casses.
Même dans une situation stable, l’Etat malgache n’arrivait pas à assurer correctement la sécurité des biens et des personnes. Comment espérer qu’il le fasse dans une telle situation de déliquescence où tout a été fait pour saper son autorité et son pouvoir ?
Après avoir laissé faire, depuis la Place de la Démocratie à la Place du 13 Mai, il est évident que l’Etat devait à un certain moment mettre le holà . Ce fut par la voix des armes. C’est malheureux, mais c’était à prévoir.
Du 10 août 1991 au 7 février 2009, les mêmes questions des responsabilités se posent. Qui a donné l’ordre de tirer ; et qui a amené la foule sur une zone rouge, en pleine connaissance de cause ? La défense de la légalité autorise-t-elle les tirs à balles réelles sur une foule sans défense ; mais la noblesse ou la légitimité de la lutte pour la démocratie autorise-t-elle à ne plus s’embarrasser de scrupules et de limites ? La garde présidentielle a tiré sur la foule. Mais la foule n’aurait pas été là si on ne l’avait conditionnée et dirigée pour y être. Dont acte.
Il est cependant bien connu qu’une cause a besoin de martyrs. Combien en faudra-t-il, après 49 ans d’Indépendance, pour qu’on redonne enfin une valeur sacrée à des mots simples : liberté, démocratie, Constitution, Etat. Mais pour que l’Etat soit respecté, encore faut-il qu’il se comporte de manière respectable. Comme dirait l’autre, that is the question.
Du 10 août 1991 au 7 février 2009
Au même point après 18 ans
dimanche 8 février 2009
Faut-il que nous devions continuer à nous poser les mêmes questions 18 ans après ? De la marche vers le Palais d’Iavoloha le 10 août 1991 à la marche vers le Palais d’Ambohitsitsirohitra le 7 février 2009, les mêmes causes produisent immanquablement les mêmes effets.
Pour provoquer la sortie de l’impasse créée par une auto-proclamation, les tenants de la prise de pouvoir insurrectionnelle emmènent la foule marcher sur un Palais présidentiel. Classés zones rouges, ces bâtiments sont protégés par un régime de protection spéciale qui expose les contrevenants au pire.
Quel que soit le Président en fonction, quel que soit le Palais concerné, quel que soit l’opposant qui mène la foule, quelle que soit la cause à défendre, quels que soient les militaires, les règles sont immuables : on ne peut impunément pénétrer dans un Palais d’Etat.
C’est triste de le dire eu égard au morts lors des deux événements, mais dura lex, sed lex. Contrairement à ce que tente de faire croire le Maire Andry Rajoelina, même vide, un Palais n’est pas qu’un ensemble de bureaux. C’est un symbole de la République.
Dans la situation de crise politique où l’autorité de l’Etat est bafouée de plus en plus chaque jour, l’autorité publique s’effrite. Il n’est donc pas étonnant que certains malintentionnés en profitent, et se mettent à organiser des casses.
Même dans une situation stable, l’Etat malgache n’arrivait pas à assurer correctement la sécurité des biens et des personnes. Comment espérer qu’il le fasse dans une telle situation de déliquescence où tout a été fait pour saper son autorité et son pouvoir ?
Après avoir laissé faire, depuis la Place de la Démocratie à la Place du 13 Mai, il est évident que l’Etat devait à un certain moment mettre le holà . Ce fut par la voix des armes. C’est malheureux, mais c’était à prévoir.
Du 10 août 1991 au 7 février 2009, les mêmes questions des responsabilités se posent. Qui a donné l’ordre de tirer ; et qui a amené la foule sur une zone rouge, en pleine connaissance de cause ? La défense de la légalité autorise-t-elle les tirs à balles réelles sur une foule sans défense ; mais la noblesse ou la légitimité de la lutte pour la démocratie autorise-t-elle à ne plus s’embarrasser de scrupules et de limites ? La garde présidentielle a tiré sur la foule. Mais la foule n’aurait pas été là si on ne l’avait conditionnée et dirigée pour y être. Dont acte.
Il est cependant bien connu qu’une cause a besoin de martyrs. Combien en faudra-t-il, après 49 ans d’Indépendance, pour qu’on redonne enfin une valeur sacrée à des mots simples : liberté, démocratie, Constitution, Etat. Mais pour que l’Etat soit respecté, encore faut-il qu’il se comporte de manière respectable. Comme dirait l’autre, that is the question.
