Science et foi
Réponse à un journaliste québécois sur Darwin et le créationnisme Samizdat.qc.ca
Posteur: nicolas | 11 fév 2009 à 09:29 | 669 mots | lu 1732 fois | 17 commentaires





M. Roy,
J'ai lu votre article sur Darwin et son héritage.
J'ai trouvé curieux que vous parliez abondamment du "créationnisme", mais rien n'indique que vous ayez lu même un seul ouvrage créationniste. Vous mentionnez Behe, mais Behe ne se définit pas lui-même comme "créationniste", bien que ses détracteurs se servent de cette épithète pour le marginaliser et le discréditer, comme vous le faites d'ailleurs...
Pour bien des francophones éduqués, les remises en question de l'évolution chez les américains sont sujets de rigolade. L'explication est d'ailleurs toute trouvée; ils sont religieux. Mais on oublie une chose, comment se fait-il qu'un des pays les plus avancés sur le plan technologique et scientifique au monde remette à ce point en question la théorie de l'évolution? On ne parle pas de la Papouasie tout de même... Mais cette question comporte une question miroir, c'est-à -dire comment se fait-il que les francophones, qui aiment tant se péter les bretelles de leur "esprit critique", ont tellement de tabous et de scrupules à faire des remises en question du darwinisme? On entend parfois des scientifiques francophones qui se gargarisent que "la science est caractérisés par le doute", oui le doute, mais pas trop tout de même... Est-il possible que la réponse soit la même, que ce sont les engagements idéologico-religieux des francophones qui empêchent toute remise en question sérieuse de Darwin?
Combien de francophones savent que le débat sur les origines chez les anglophones est à ce point large et profonde au point que même des philosophes athées tels que David Stove font des critiques dévastateurs de la théorie de Darwin? Vous me croyez sans doute pas alors lisez...
STOVE, David (2006) Darwinian Fairytales: Selfish Genes, Errors of Heredity and Other Fables of Evolution. Encounter Books 320 p.
STOVE, David (1994) So You Think You Are a Darwinian? Philosophy Vol 69, No 269, July, pp. 67 – 77
Il est assez typique que les journalistes francophones ne lisent que ce que disent les évolutionnistes anglophones au sujets des créationnistes. Mais si par hasard (ou par dessein intelligent) il vous arrivait de vouloir dépasser les stéréotypes commodes et examiner les arguments créationnistes à la source, une petite introduction serait utile.
Le créationnisme à l'aube du 21e siècle
et pour examiner sans fard les fonctions idéologiques de la théorie de Darwin en Occident
Mythes des origines et théorie de l'évolution
Mais si vous voulez aller au fond des choses, vous pourrez vous attaquer à un peu de lecture sérieuse, cad mon dernier livre, Fuite de l'Absolu, volume 2 (voir le communiqué de presse).
Fuite volume 2 poursuit la réflexion initiée au volume 1 sur la religion postmoderne. Le premier chapitre de volume 2 examine l'influence sociale de la religion postmoderne en rapport avec la question de l'euthanasie. Ce chapitre laisse s’exprimer des voix généralement étouffées. Les chapitres qui suivent changent de cible et portent leur regard sur une question plus pointue, c'est-à -dire examinent la fondation cosmologique de la religion postmoderne. Une question centrale se pose alors, la pensée occidentale dite laïque, peut-elle se passer de mythes d'origines ?
Fuite volume 2 s'attaque donc à deux questions de fond:
1) Examiner la théorie de l'évolution du point de vue de l'anthropologue : Est-ce que l'Occident "laïque" peut se passer de mythes d'origines?
2) L'évolution tire une bonne part de son prestige du fait qu’elle prétend au statut de théorie scientifique. Il reste alors à évaluer cette affirmation à partir des exigences de la philosophie de la science.
Portez-vous bien monsieur
Paul Gosselin, anthropologue
St-Augustin.

croire que rien a fait tout sans cause ni raison ?
n'est-ce pas là une impossibilité scientifique et un illogisme complet ?
mais ramené à son essence, l'évolution parait un non sens et beaucoup dénieront toujours cela...
Si monsieur Gosselin est aussi bon anthropologue que promoteur de ses livres, il doit être excellent.
Il a bien raison de souligner cet apparent paradoxe entre l'adhésion au créationnisme et à l'ID de nombreux Américains alors même qu'il s'agit d'un des pays les plus et scientifiques. Cela a peut être un lien avec le fait que les EU sont aussi un des pays où la pratique religieuse est la plus élevée (cf. un des derniers papiers sur blogdei)
L'evolution est un mensonge de Satan, qui perdure depuis des millenaires. Ce n'est pas nouveau.
Mais quiconque est ouvert et honnete dans sa demarche scientifique reconnaitra que cet univers a ete concu. Les constantes de l'univers sont parfaitement ajustees pour permettre la vie. un changement minime de ces constantes et c'est l'univers qui est en peril et donc la vie meme.
La complexite inouie d'une "simple" cellule vivante montre que ceci n'a pas pu apparaitre par hasard.
On pourrait debiter de nombreux arguments, mais ceux qui ne veulent pas croire a un Createur n'y croiront jamais. Peu importe si les evidences pointent dans la direction de Dieu.
Bonjour à tous,
Dans l'article, le lien concernant l'article de Monsieur David Stove - So You Think You Are a Darwinian - est:
www.royalinstitutephiloso...
Il semble que quand on clique sur le lien dans l'article on n'arrive pas au bon endroit.
Cher Monsieur Charles,
Ou alors ça peut aussi vouloir dire qu'ils réalisent ce qu'est effectivement la Science.
Certaines réponses humoristes et polies me font parfois étrangement penser à celle donnée à l'Apôtre Paul par l'Aréopage à Athène, qui connaissait déjà la théorie de l'Evolution, du moins la version de l'époque.
En toute amitié.
Didier Gasser.
Quels sont les ancêtres des pinsons de Darwin?
Des pinsons!!
Les descendants ?
des pinsons!!
Quelle théorie incontestable messieurs les scientifique!!Bravo
Le fait qu'une espèce s'"ADAPTE" à son environnement ne veut pas dire que celle-ci "EVOLUE" pour donner un autre animal.
A quand un 3° bras pour l'homme ou un 3°oeil derrière la tête ?
L'homme a été créé Homme et le singe:singe
C'est trop facile de parler d'une espèce "finie" (homme-animal-fleur..)alors qu'il vaudrait mieux que les évolutionnistes nous expliquent comment la cellule, avec tous ses composants complexes,
qui ne peuvent pas fonctionner les uns sans les autres,a pu fonctionner du 1°coup sans échec.
Bravo le hasard ? non
Bravo Dieu
Amicalement - Pierre
Quels sont les ancêtres des pinsons de Darwin?
Des pinsons!!
Les descendants ?
des pinsons!!
Quelle théorie incontestable messieurs les scientifique!!Bravo
Le fait qu'une espèce s'"ADAPTE" à son environnement ne veut pas dire que celle-ci se transforme pour donner un autre animal.
A quand un 3° bras pour l'homme ou un 3°oeil derrière la tête ?
L'homme a été créé Homme et le singe:singe
C'est trop facile de parler d'une espèce "finie" (homme-animal-fleur..)alors qu'il vaudrait mieux que les évolutionnistes nous expliquent comment la cellule, avec tous ses composants complexes,
qui ne peuvent pas fonctionner les uns sans les autres,a pu fonctionner du 1°coup sans échec.
Bravo le hasard ? non
Bravo Dieu
Pierre, pourriez-vous éclaircir votre propos? Je ne vois pas trop où vous voulez en venir avec le 3ème bras, les pinsons et les singes...
Oui Pierre, et rappelons que la theorie de l'evolution n'a jamais ete confirmee et observee.
J;ai entendu sur France 3, pendant un court reportage sur les 200 ans de Darwin (qui n'a rien apporte a notre bien-etre), que l'evolution etait prouve et un fait.
Sans meme nous montre les sois-disantes preuves.
Les evolutionnistes, du moins les archi-evolutionnistes, savent que les preuves pour l'evolution sont tres tendencieuses.
Les seules preuves qu'ils ont ce sont les variations horizontales (c'est a dire, les variations qui n'ajoute rien en information genetique et rien en complexite).
Par exemple les differnetes races de chiens sont la preuve de variations dans la meme espece.
Tandis que pour l'evolution a grande echelle, il faudrait que de nouveaux organismes se forment par truchement de mutations et de la fameuse selection naturelle.
De nombreux scientifiques ont clacule les chances qu'un seule proteine (le cytochrome C) se forme par hasard. Et les chances sont nulles. Rien qu'une proteine.
Pas la peine d;imaginer la formation d'un organe complexe commme l'oeil, qui en lui meme ne sert a rine s'il n'est pas connecte au cerveau, et cela meme ne servirait a rien si le cerveau n'avait la capabilite de gere l'information du nerf optique.
Bonjour.
En réponse aux commentaires niant l'existence de preuves de la théorie de l'évolution de M.Darwin: il existe bien des éléments (scientifiques) qui vont dans le sens de la théorie. Par exemple: en Angleterre, une population de papillon a été observée. Elle était composée d'une majorité de papillons blancs et de quelques papillons noirs (la couleur étant due à une simple variation de l expression d'un gene). Le blanc avait l'avantage de procurer un camouflage efficace aux papillons lorsqu'ils se posaient sur les arbres dont le tronc avait la même couleur. Ainsi camouflés ils échapaient plus facilement à leurs prédateurs. Seulement, avec l'avenement des mines de charbon et de la polution, on observa un changement majeur dans la composition de la population de papillons: la majorité d'entre eux étaient noirs. Et cela seulement 20 ans après les premieres observations. L'explication est fort simple: les papillons blancs trouvaient moins de troncs d'arbres blancs où se poser. Ils devinrent moins avantagés par leur couleur. Les papillons noirs, eux, trouverent refuge dans le charbon, puisque de même couleur. Ils étaient plus adaptés à leu environnement que les papillons blancs, et , ayant plus de chance de survivre, ils avaient egalement plus de chance de se reproduire et donc de transmettre leur version du gene de couleur.
Ceci, à défaut d 'être une preuve sans appels de la theorie de l evolution, derait vous expliquer le principe de base qui la régie. Au niveau scientifique, cette théorie est pour l'instant la plus à même d expliquer les phénomenes ayant permis à la vie de se developper sur Terre. Elle ne dit cependant rien quant à l'origine de la vie elle-même.
Une critique qui lui est souvent faite est la suivante: "qu'une population change de couleur (dans ce cas), pourquoi pas, mais de là à creer des êtres aussi complexes que nous...." Le changement de couleur à eu lieu en 20 ans. Il ne faut pas oublier que la vie a sans doute émerger il y a des centaines de millions d'années, une telle echelle de temps est totalement hors de notre portée.
Pour Pierre: le singe et l homme sont deux especes disctinctes, je vous donne raison. Il n'apparaitre pas de 3e bras sur un homme, je vous donne encore une fois raison. La ou je suis moins d'accord c'est en premier lieu avec votre ton: discutons, ne nous battons pas. Ensuite: il faut prendre le probleme à l'envers: l'homme n'est pas issu sur singe (ni l'inverse). Ils sont issus d'une ancetre commun. D'une meme population, laquelle a évolué en deux sens. L'un a donné le singe, l'autre l'humain. Mais ceci a prit un temps énorme. Vous serez d'accord avec moi pour dire que de l'homme de cromagnon à nous même, il y a une difference physique plutot importante. Nous parlons là de miliers d'années: en mille ans une population évolue peu, elle garde des traits similaires, on peut la reconaitre aisemment. Néanmoins on remarque des differences notoires (et physiques) entre par exemple nous autres europeens, et un coureur somalien, lequel est prédisposé (génétiquement puis physiquement) à la course. Ce qui lui vaudra une facilité pour ce sport. Cela est du à la nécessité pour ce peuple de devoir parcourir de longues distances à pied il y a encore peu de temps (siecles tout de meme).
Passons maintenant à une echelle plus longue: une dizaine de millions d'années. Une espece de singe aurait en cette durée, le temps de réduire sa capilarité, changer quelques traits physique, et gagner une faculté d'abstraction et de reflexion telle que nous l'avons.
Un papillon qui vire du blanc au noir tout en restant... un papillon, n'a pas effectué une évolution, mais s'est adapté à son environnement tout simplement.
C'est comme cette histoire que l'homme a de moins en moins de dents parce que son mode alimentaire a changé. Les évolutionnistes s'en servent pour soutenir leur théorie alors qu'il s'agit plutôt d'une adaptation du corps humain, au même titre que ce que fait la peau en été.
L'évolution passe par l'adaptation. Je donnais là un exemple d'adaptation, qui apporte une évolution au final a cette espece de papillon. Il est en effet difficile d'imaginer que du jour au lendemain un papillon puisse se changer en une nouvelle espece (qui possederait 4 ailes par exemple). Cependant, à force d'adaptations, donnant lieu à des petites nouveautés à chaque fois, il est parfaitement imaginable qu'un tel prodige puisse se passer en des milliers de générations.
Je m'explique, en illustrant d'un exemple que j'invente, mais qui reste plausible.
Imaginons une population de poissons, laquelle vit proche du littoral. Cette population de poisson est divisée (comme les papillons) en deux types de poissons, les premiers sont rouges et blancs, les seconds jaunes et blancs. Arrive dans leur habitat privilégié, un prédateur quelconque. Les poissons rouges sont décimés, tandis que les poissons jaunes trouvent refuge au niveau d'un banc de sable de meme couleur. Une partie de ces poissons voient leurs rayures blanches disparaitres au profit d'une corps completement jaune. Ils sont mieux camouflés que leurs compagnons rayés, qui voient leur nombre diminuer bien plus rapidement. Apres quelques générations naissent certains poissons jaunes avec une étrange capacité à creuser dans le sable et à s'y enfuire légerement. Ceux-ci s'averent parfaitement invisible à leurs prédateurs, de même qu'à leurs proies (de petits insectes rampant au niveau du banc de sable). Ils se nourrissent bien plus facilement que leurs comparses et échappent encore plus facilement à leur prédateur. Cependant, alors que la population de poissons jaunes qui ne creusent pas diminue, il apparait un nouvel insecte prolifique dans cet environnement, lequel a tendance a vivre à la surface de l'eau. Il offre une nourriture abondante aux poissons jaunes ne creusant pas. Ceux qui au contraire ont tendance à s'enfuir dans le sable, n'ont pas acces à cette ressource. Ils ont cependant plus d'insectes à manger dans leur banc de sable, lesquels sont délaissés par les poissons ne creusant pas.
Le banc de sable se met, sous l'effet de courants marins, à se déplacer progressivement vers le large. L'insecte surnageant, lui, reste au niveau du littoral. Les populations de poissons (creusant ou non) se retrouvent au bout d'un moment totalement séparées. Parmi la population de poissons creusant, né un poissons avec un bec legerement plus allongé que ceux de ses comparses. Il creuse plus facilement, économisant ainsi de l'énergie. Sa paticularité se transmet à ses enfants. La particularité du gene codant pour ce bec, est qu'une petite variation de celui-ci augmente ou diminue la taille du bec. Dans le même temps, il est plus facile pour un poisson plus petit de se creuser un nid que pour un meme poisson plus gros. Il existe pour le bec comme pour le poisson entier, une taille et une proportion idéale. Laquelle est trouvée au bout de quelques générations en se basant sur des adaptations successives des populations.
Ou en sommes nous apres ce petit exemple: A partir d'une population de poissons essentiellement rouge, j'ai créé une population jaune de même taille au niveau du litoral, et une population de poissons à becs plus petits et vivant plus loin dans l'océan.
A ce niveau là , il s'agit toujours de poissons, mais j'ai montré comment on pouvait séparer totalement deux populations pour faire deux types d'animaux distincts, quoique encore proches. Imaginons ensuite (et là j'accelere le raisonnement, mais il faut s'imaginer que la progression reste la meme entre chaque évolution) que par une déformation quelconque dans le genome du poisson à bec, il se mette à pouvoir lui pousser des becs ailleurs que sur l'avant (lentement bien sur, une pointe mettrait plusieurs générations à emerger). Ces becs seraient alors plus semblable au fil du temps à des pics. Lesquels dissuadent les prédateurs de s'approcher du poisson. Ils permettent également au poisson de mieux resister aux courants océaniques sur son banc de sable. Certains muscles se spécialisent alors dans la capacité à mouvoir quelques uns de ses pics. Il creuse encore mieux le sable. Les pics "mobiles" deviennent plus grands que les autres, disons qu'il en possede ainsi 3 sur chaque face (il y a dans la nature, une symétrie qui reste plus ou moins constante dans les especes, et qui trouve son explication dans le genome, faisons la jouer ici). Il creuse et s'agripe encore mieux au sable. Il commence même alors a pouvoir se mouvoir dans ce sable sans user de ses nageoires, lequelles sont de toute facon devenues plus petites car non adaptées à son milieu.
Je pense que vous voyez là ou cela nous mene: le poisson rouge et blanc du litoral, va finir par donner naissance à un crustacé (ou assimilé), et ce en de nombreuses générations et apres de nombreuses adaptations (chacunes aussi minimes que la couleur des papillons).
Il s'agit ici d'un exemple, tiré de mon imagination. Il est peut être legerement exagéré, car l'on n'y perçoit mal le temps nécessaire à son accomplissement. Mais il reste néanmoins une bonne illustration de comment à partir de petites adaptations, on peut envisager la diversité actuelle des merveilles naturelles qui nous entourent.
Je ne veux pas changer votre opinion concernant les théories évolutionistes. Je veux simplement vous montrer objectivement en quoi consiste le fond de cette théorie, qui ne nous dit pas descendant du singe. Nous sommes (toujours selon elle) plus apparentés au singe qu'à un poisson. Il y a des millions d'années, une population d'une espece a évolué en deux sens, l'un donnant le singe, l'autre l'humain, de meme que dans mon exemple la populatin de poissons rouges a donné naissance à des poissons jaunes du litoral et des sorte de crabes en puissance (pour simplifier).
Chose qui est tout de même extraordinaire, on n'a encore jamais observé une espèce vivante bien connue ayant évolué pour devenir une autre espèce de nature différente depuis ces milliers d'années où la science est devenue une discipline, où l'homme observe les animaux (et s'observe lui-même).
Vous dites "A partir d'une population de poissons essentiellement rouge, j'ai créé une population jaune de même taille au niveau du litoral, et une population de poissons à becs plus petits et vivant plus loin dans l'océan."
Comment peut-on affirmer "à partir de" si, selon vous-même, c'est un prédateur qui a décimé toute la population de poissons rouges ?
En réalité, rares (en fait, je ne sais pas si ça existe) sont les poissons qui ne sachent pas creuser dans du sable (qui rappelons le, n'est pas du roc ou de la terre ferme) sous l'eau. Il n'y a donc rien d'étrange sur ce point.
Ces poissons n'auraient donc pas besoin de "s'adapter" à nouveau à leur environnement en développant un "bec" pour creuser... du sable (hum !).
Votre exemple ne nous permet donc pas de croire que "L'évolution passe par l'adaptation".
Votre exemple est juste une démonstration typiquement évolutionniste pour tenter d'expliquer l'origine des espèces.
Et je la trouve beaucoup plus irrationnelle que l'explication biblique qui affirme qu'un être supérieur, appelé DIEU, a créé chaque être vivant SELON SON ESPECE.
Je vous remercie en premier lieu d'avoir lu en entier mon paragraphe malgré sa longueur et d'y avoir répondu.
L'exemple que j'ai présenté étant tiré de mon imagination, et n'étant pas un spécialiste des poissons, je vous prie de m'excuser des incohérences que vous avez repérées. Cet exemple a tout de même le mérite selon moi de vous exposer en quoi consistent des processus qui seraient similaires à ceux qui expliqueraient des évolutions bien réelles.
Je passerais donc à quelque chose de plus concret juste après vous avoir expliqué ce que j'entends par "à partir de".
"à partir de" était un choix de formulation un peu malheureux. J'aurait du dire "en partant de" et commencer mon exemple un peu plus tot. Il est imaginable qu'à un moment la population de poissons fut entierement rouge. C'est alors que (au hasard des mutations intergénérationelles) naquit un poisson jaune de parents rouges (la couleur est souvent l'expression d'un seul gène et peut changer rapidemment). Celui-ci a survécu et donné naissance (en transmettant sa version du gene de couleur) à plusieurs poissons jaunes. Arrivée du prédateur: la population rouge diminue plus vite que la population jaune (qui peut même s'accroitre, forte de son camouflage), et finit par disparaitre. En partant d'une population entierement rouge, j'arrive a une population entierement jaune. Evolution (changement) par mutation et adaptation.
Comme dit précedemment, l'exemple est ce qu'il est et est peut-être maladroit. Il ne s'agit pas de prouver la théorie de d'évolution mais de l'illustrer pour comprendre les mécanismes qu'elle pense être à l'oeuvre dans l'évolution des especes.
Passons donc à quelque chose de concret. Dans un premier temps, il est tout à fait normal de ne pas avoir observé d'évolution majeur dans les especes en l'espace (fourchette très haute étant donné que la méthode scientifique nécessaire à ce genre d'observation est en fait plutôt récente) de quelques milliers d'années. La vie existant depuis des centaines de millions d'années, il faut se placer à des echelles extremement longues pour esperer obeserver un changement majeur et général. Quand on observe une seule espece, il faut pouvoir être sur d'observer en continu la même population (issue d'ancetres communs). Des évolutions spectaculaires sur des organismes complexes mettent en général plusieurs millions d'années au moins à se produire. Il est selon moi tout à fait normal que l'on ai pas de preuves irréfutables (une population de poissons engendrant des amphibiens par exemple) de cette théorie. Cependant il existe des phénomenes moins spectaculaires en apparence mais qui peuvent venir, sinon la prouver, tout du moins la corroborer.
Il y a peu de temps une équipe scientifique a découvert qu'une population de lézards introduits sur une île il y a 40 ans par un scientifique (qui avait au passage noté leurs données morphologiques à l'époque) avait beaucoup changé. Adaptation de taille, me direz vous, cela revient à l'exemple des papillons, soit. Mais qu'en est-il d'un changement d'habitude alimentaire? Les lézards principalement carnivores sont devenus essentiellement herbivores. Ce changement a même donné lieu à un changement radical dans l'intestin de ces animaux. Je vous laisse le lien vers la publication de l'équipe:www.bio.umass.edu/biology...
Le lien est en anglais, si besoin est je ferais une traduction des passages clefs. Néanmoins, il s'agit d'une publication scientifique vérifiée, et toutes les méthodes d'analyse sont décrites en fin d'article. Cette évolution passe par des mécanismes similaires à ceux présentés dans mon exemple.
Si en 36 ans une population de lézard carnivore a pu donner naissance à une population (bien disctincte) de lézard herbivores et adaptés à ce régime, j'estime qu'il est totalement possible que des changements majeurs aient lieu en des millions d'années ( 25000 fois plus).
La théorie de l'évolution ne contredit pas l'existence de Dieu, elle contredit le fait que les especes ont toujours été telles qu'elles sont aujourd'hui.
Rappelez-vous de Galilée, la Terre finalement tourne. Pourrions-nous finalement dire: "Et pourtant elles évoluent?".
Je pense avoir mené ma démonstration à son terme, et je vous remercie d'y avoir apporté jusque là votre avis et votre vision des choses. C'est ainsi (par un dialogue raisoné) que l'humanité avance. J'attends avec impatience vos réponses.
Merci pour vos précisions.
Revenons au premier phénomène que vous avez évoqué, soit le changement de couleur des ailes d'une population de papillon à cause de la pollution et de la présence d'une mine de charbon.
Dans l'hypothèse tout à fait réalisable qu'il n'existe plus de mine de charbon et que le taux de pollution baisse significativement, ce qui ne dissimulerait plus la couleur blanche des troncs d'arbre, n'est-il pas exact que cette population de papillons s'adaptera à nouveau à ce nouvel environnement et aura en son sein une majorité de papillons à ailes blanches ?
L'un des problèmes avec les thèses évolutionnistes, c'est qu'elles ne prennent pas en compte le fait que sur un espace de temps très important, il y a immanquablement manifestation d'un phénomène et de son contraire, ce qui entraîne de façon inévitable une adaptation dans un sens et dans l'autre.
Vous présentez les choses comme si en matière d'adaptation, il n'y a pas de retour en arrière possible avec le temps, mais une succession de changements à sens unique qui finit par aboutir à l'apparition d'une nouvelle espèce à partir d'une autre déjà existante.
Vous estimez qu'il faut des milliers d'années voire plus pour voir apparaître des changements significatifs ou une nouvelle espèce. Or, vous oubliez que sur une période d'années aussi longue, il y a forcément successions de phénomènes opposés (ex : période de forte chaleur succédant à une période de grand froid) nécessitant des adaptations tout aussi opposées.
Pour l'exemple des lézards, puisqu'il semble qu'ils ne disposaient pas sur cette île où ils ont été introduits des mêmes conditions alimentaires que sur le précédent lieu où ils étaient, ils n'avaient d'autre choix que celui de revoir leur mode alimentaire.
Nous savons que le mode alimentaire est l'un des facteurs expliquant les différences morphologiques que l'on peut observer les êtres humains.
L'expérience avec ces lézards est à mon sens une confirmation d'un phénomène déjà connu.
Il est vrai que le fait de passer de l'état de carnivore à celui d'herbivore est surprenant à priori. Mais que se produira-t-il si ces lézards, désormais herbivores, sont placés dans un environnement où la végétation est rare tandis que les espèces animales qui étaient les proies de leurs ancêtres carnivores y est abondante ? Ne constaterons-nous pas l'effet inverse avec des lézards passant de l'état d'herbivores à celui de carnivores ?
Non, un changement d'habitude alimentaire produisant une modification morphologique ne permet pas de conclure à mon avis qu'il y a eu évolution ou début d'évolution de l'espèce qui demeure la même, en occurrence un lézard.
Effectivement, la population de papillon redeviendrait en majorité à ailes blanches. De même pour les lézards, le changement d'habitude alimentaire est sans doute reversible. Réintroduits dans un milieu les forçant à redevenir carnivores, ils le redeviendraient sans doute. Il s'agit là d'un point auquel je n'avais pas beaucoup rélféchit, et je vous remercie de l'avoir souligné.
Cependant cela me rapelle un article de Science&Vie qui traitait d'une population de drosophiles (je ne trouve pas de source sur internet pour cet article). Cette population a été placée dans un environnement, auquel elle s'est adaptée (de même que les papillons ou les lézards). Elle a ensuite été replacée dans son premier environnement, dans les même conditions. Pourtant il s'est avéré qu'elle n'a pas retrouvé tout ses caracteres ancestraux et en a même acquis de nouveaux qui se basaient sur des évolutions apparues dans l'autre environnement. Les drosophiles ont ainsi gardé des traces de leur précédente adaptation, et certaines des évolutions dans cet environnement ont permis des évolutions supplémentaires dans leur environnement d'origine.
On peut ainsi voir que même des changements d'environnement inverses peuvent entrainer des évolutions. Et même si par après certaines de ces évolutions deviennent superflues, elles ne disparaitrons que si elles apportent un désavantage à leur possesseur. Ainsi nous disposons de plusieurs organes superflus comme le coccyx (vestige d'une queue) par exemple.
Mais au final, ces drosophiles sont restés des drosophiles. Donc pas d'évolution au sens strict du terme.
Pour ce qui est du coccyx, il reste à prouver qu'il est un vestige d'une hypothétique queue qu'aurait possédé l'homme.
Apparemment, même des évolutionnistes remettent en cause cette affirmation si j'en crois ce lien (voir à "Controverse") : fr.wikipedia.org/wiki/Str...
Comme dit précedemment, il est extremement difficile et peu probable de pouvoir observer un changement majeur chez une espece. On pourra tout au plus esperer voir quelques changements anatomiques. Le changement alimentaire des lézard à déjà surpris plus d'un scientifique. Il aurait même par sa rapidité rendu sceptique Darwin qui, dans sa version de sa théorie, percevait l'évolution comme un phénomène extremement lent. Il se trouve que la théorie de l'évolution a évolué elle-même depuis le 18e et qu'aujourd'hui une évolution rapide comme celle-là vient coroborer un mécanisme auquel Darwin n'avait pas pensé, mais qui ne contredit pas sa vision de l'évolution.
Ce que remet en cause M.Scadding est le fait que le coccyx ne serve plus à rien. Il s'agit là d'une erreur d'appréciation de ce que l'on appelle 'structure vestigiale'. Dans le cas du coccyx il s'agit même (si les propos rapportés sont bien exactement ceux du zoologiste) d'une erreur totale d'apréciation de ce qu'est l'évolution.
Pour reprendre ce que nous disions précédemment, dans le cas des drosophiles, certains caracteres dus à l'adaptation au second environnement on servit de base au développement de nouveaux caracteres lors du retour à l'environnement d'origine. Ainsi, seul la "partie" qui apporte un inconvénient évolutif d'un caractère aura tendance à disparaitre. Si jamais ce caractere par une réadaptation permet de créer un nouvel avantage (ou a défaut ne genere aucun désavantage), il sera conservé par l'espece.
Revenons en maintenant au coccyx. La partie formant la queue a disparu, car devenue inutile et même génante pour nos lointains ancêtres(selon les théories évolutionistes, pour le mécanisme il faut transposer ceux exposés précedemment). Cependant, sa base (le coccyx) sert de point d'attache à certains muscles et autres éléments indispensables. Il n'est d'autre part que très peu génant comme caractere évolutif (un caractere plus approprié serait en effet envisageable, mais aurai peu de chance d'apparaitre). Ainsi bien que la queue est disparue, le coccyx reste.
Mais pourquoi dit-on que le coccyx est la base d'une queue? A cela plusieurs éléments: certains bébés naissent avec une malformation de cette partie, et se retrouvent avec un début de queue. Cette malformation est due a l'expression d'un gene qui ne devrait pas s'exprimer, ou à la mauvaise expression d'un gene. Il se trouve que c'est ce gene qui est à l'oeuvre dans le developpement de la queue chez d'autre mammifères. Le second élément est strictement anatomique: le coccyx est une structure que l'on retrouve chez d'autres mammiferes à queue (développée).
Je vais essayer de trouver le papier complet de M.Scadding, pour voir ses arguments dans leur ensemble.
