Aujourd'hui, alors qu'on enregistre des taux de saisie immobilière records et que le Département du Trésor cherche de nouvelles initiatives pour refinancer les emprunts immobiliers défaillants, le «Prosperity Gospel» (l'Evangile de la Prospérité) devrait avoir du plomb dans l'aile.

La doctrine insouciante de l'Evangile de la Prospérité provient de l'impératif spirituel d'accumuler des biens lui-même issu d'une vision post-millénariste. L'idée est que le Seigneur a promis 1 000 ans de domination chrétienne avant son retour; ainsi l'accumulation de richesses est une réalisation évangélique, et la course à l'accumulation matérielle est le présage d'Armageddon (une bonne chose du point de vue chrétien). Aujourd'hui, l'Evangile de la Prospérité s'est éloigné de cette lecture eschatologique de la Bible, la reforgeant dans des termes plus roses —on parle d'optimillénarisme, mais il n'abandonne pas son principe d'une quête ininterrompue de biens.

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