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Pour une communication chrétienne

Historique, objectifs et bilan 2005 du Centre Evangélique d'Information et d'Action de Lognes

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Marie-José Maré, chargée de communication du Centre Evangélique d'Information et d'Action, qui a répondu à quelques questions et nous a fourni toutes ces informations.
Qu'est-ce que le Centre Evangélique d'Information et d'Action et quels sont ses objectifs?

Le Centre Evangélique d'Information et d'Action (CEIA) vise trois objectifs: ressourcement, réflexion, et information. D'autre part, nous voulons rappeler que si le centre est un lieu d'information, il doit promouvoir l'action. Le récent débat à propos de l'article sur les Evangéliques dans le Nouvel Observateur, nous rappelle que ce sont d'abord les Evangéliques américains et brésiliens qui ont été mentionnés. En général, les chrétiens évangéliques en Europe sont en recherche de reconnaissance publique et peuvent se trouver ainsi piégés en cherchant tout juste une certaines place dans la cité. Il faut que l'on parle de nous, non pas à cause d'un article dans la presse, mais à cause de nos actions.


Quelles sont les orientations à souligner pour l’avenir?

Le C.E.I.A. est avant tout un événement et non une institution
- Un lieu de contact entre les responsables évangéliques de France, de Suisse et de Belgique. Cet évènement a besoin d’un minimum de structures et c’est pourquoi nous avons une association, mais il est important, que même si nous nous développons, nous continuions à nous consacrer à l’événement et sans chercher à devenir une institution.
Le C.E.I.A. est d’abord un lieu de rencontre sans lutte de pouvoir ou d’influence.
Chaque année nous recevons de nouvelles demandes de membres et nous ne voulons pas créer de limites dans l’acceptation de ces demandes. Les critères d’acceptation sont les suivants :
* Déclaration de foi de l’IB de Nogent /et de l’institut biblique Emmaüs ;
* Acceptation de la charte de collaboration des exposants.
L’appartenance au CE ne doit pas être une forme d’habilitation que les associations recherchent. Le centre ne devrait pas s’affilier à une organisation ou à une autre. Il doit garder sa pleine liberté.

C'est un lieu de contact francophone
Au départ, cela était le cas. Aujourd’hui, c’est plus difficile. Le mouvement évangélique s’est développé dans les trois pays.
Nous devons œuvrer pour que nous ne soyons pas trois parallèles qui ne se rejoignent pas.
Nous avons des situations différentes, et nous avons tout intérêt à nous écouter les uns les autres.
Les Français doivent veiller à accueillir les autres et les relais dans ces deux pays doivent faire un effort pour relayer l’information.

Alternance entres sujets de société et spiritualité dans les thèmes traités
Nous reconnaissons une forte tendance ces derniers temps vers les sujets de société, famille, richesse et pauvreté, etc.
Il faut maintenir une certaine alternance entre sujets de société et sujets de spiritualité. Veiller à ne pas tomber dans les modes. Proposer des sujets qui sont au cœur de notre foi et de notre vie spirituelle pour attirer l’attention des chrétiens sur ces sujets.


Quels sont les liens entre l'Institut Biblique de Nogent et le CEIA (voir historique ci-dessous)
Les liens sont resserrés depuis quelques années dans la mesure où en plus des services rendus sur place par les étudiants de l’IBN, la coordinatrice, MJ Maré, travaille aussi pour l’IBN (1/4 temps IBN, 1/4 temps CEIA et 1/2 Croire Publications)


Qui sont les nouveaux visiteurs
En plus de l’intérêt croissant des responsables d’œuvres, pasteurs et cadres de l’Eglise, le CEIA en ouvrant ses portes le dimanche après-midi (3e année) a permis un public plus large, de venir à la rencontre du monde associatif évangélique. Ce public se compose en partie, de groupes de jeunes, de membres d’église pour qui cela devient une sortie ensemble un dimanche après le culte, un public familial puisque des animations sont également prévues pour les enfants. Ce public, découvre également la partie congrès se déroulant sur lundi et mardi et s’y intéresse de + en +


Qui sont les nouveaux exposants?
Nous comptons un peu plus d’associations du milieu charismatique qu’avant. Notons un intérêt croissant pour le CEIA de la part d’œuvres évangéliques internationales (pas toujours basées en France et qui font quand même le déplacement). Nous avons observé le dynamisme du milieu associatif évangélique qui grandit en nombre mais aussi en secteurs d’activités ; cela se répercute sur le CEIA. Plus d’associations qu’avant sont présentes lors de l’événement.


Qui s'occupe de la préparation ?
C’est le Conseil d'administration du CEIA et la coordinatrice qui définissent les grandes lignes du programme. Chaque année lors de l’Assemblée Générale qui suit le CEIA, nous essayons de présenter aux membres le thème pour l’année suivante. Ainsi 2006 aura pour thème, l’enfant. Pour l’instant aucun angle n’est encore bien précisé. L’AG propose également des sujets, etc.. Le CA en tient compte.

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Historique du CEIA: coup d'œil sur son histoire et la situation présente
par Henri Blocher

En juillet 1948, vingt-et-un responsables du mouvement évangélique francophone, dont plusieurs avaient « fait leurs classes » avec Ruben Saillens, fondaient à Nogent-sur-Marne le Centre Evangélique d'Information et d'Action. Il s'agissait pour eux d'échanger des nouvelles, de se concerter pour rendre plus efficaces leurs entreprises et de renouveler le lien de leur communion fraternelle. Leur réunion annuelle s'est d'abord tenue dans les locaux de l'Institut Biblique de Nogent, qui pourvoyait aussi le cadre légal de l'activité dénommée CEIA. Le nombre des participants augmentant régulièrement, à cause de l'utilité avérée des rencontres et de la croissance du mouvement évangélique, c'est ensuite la chapelle évangélique de Nogent qui les a hébergés, puis la salle municipale de la rue Emile Zola. René Pache, directeur de l'Institut Emmaüs, a vite fait figure de « leader », en collaboration avec les co-directeurs de l'Institut de Nogent, J.-Marcel Nicole et Jacques A. Blocher. Dès cette époque, et cet avantage n'a cessé de s'accentuer, le CEIA s'est signalé par l'ampleur exceptionnelle de son « recrutement »: il s'est montré capable d'attirer des représentants des groupes les plus divers de la galaxie (ou du microcosme) évangélique.
La croissance se poursuivant, après la glorieuse campagne « Mission France » de 1986, un grand coup a été tenté. Sous la direction de Michel Evan (alias Mike Evans), alors professeur à l'Institut de Nogent, c'est le fameux Pavillon Baltard que le CEIA a osé louer pour ses rencontres. L'audace a payé, dans ce sens que les rencontres y ont été une réussite et que le mouvement évangélique accédait à une visibilité nouvelle ; mais, hélas ! il lui fallait également payer, au sens le plus littéralement financier. Il n'a pas été possible d'assurer l'équilibre du budget. Cette difficulté, que ne pouvait pas supporter plus longtemps l'Institut de Nogent, a contraint à l'annulation des rencontres de 1990, et il a fallu renoncer à l'espoir de les tenir en 1991.
L'encéphalogramme du CEIA flirtait avec le zéro (plat), mais le CEIA n'était pas enterré ! Les besoins auxquels il avait répondu étaient plus sensibles que jamais. Les grands établissements de formation du mouvement évangélique (facultés et instituts), avec la pensée qu'ils jouissaient du plus grand capital de confiance parmi les composantes diverses, ont été sollicités. Avec leur aide, un comité préparatoire s'est formé. 1992 a vu la résurrection du CEIA, cette fois comme association légalement indépendante. Tandis que le soussigné assumait la présidence, les deux conditions humainement principales du succès ont été assurées : l'engagement d'une coordinatrice compétente, Cathy Straub ; l'utilisation des locaux du Centrex à Lognes, budgétairement supportable, et permettant le soutien logistique indispensable de l'Institut de Nogent (personnel et étudiants). De plus en plus, le nombre des participants atteignant ou dépassant ces dernières années le millier en deux jours, la session du CEIA représente la combinaison d'une convention pastorale (de ressourcement spirituel, de réflexion et débat, d'information pour responsables) et d'une exposition permettant aux œuvres et aux Eglises de proposer aux « décideurs » réunis par la convention les outils de ministère qu'elles ont à offrir (des CD-ROM aux villages de vacances...).
Après une décennie, le « nouveau » CEIA doit s'adapter à une situation un peu changée. Cathy Straub, s'engageant dans une nouvelle voie de ministère, s'est déchargée de la tâche de coordination (en acceptant une nomination au CA), et c'est Marie-José Maré qui la remplace, depuis juin 2002. Le soussigné, qui se prépare à des activités supplémentaires outre-Atlantique, se retirera de la présidence après l'AG du 5 mai 2003. L'Association s'étant étoffée par l'adhésion d'assez nombreuses personnes physiques et morales, elle doit librement élire les membres du CA sans considérer que des sièges y sont réservés aux représentants des institutions d'enseignement (même s'il reste recommandable que ces institutions soient représentées de fait, à cause des compétences et du rôle unifacteur qu'elles jouent parmi les évangéliques).
Dans cette perspective, le CA propose à l'AG de ne pas attendre les élections ordinaires de novembre 2003 qui renouvelleront la moitié du CA et de procéder lors de l'AG du 5 mai 2003 à des élections supplémentaires : 1) pour remplacer Henri Blocher et Terry Smith (ancien directeur de l'Institut Biblique Européen, qui repart pour le Canada) ; 2) pour ajouter deux nouveaux membres qui augmenteront le représentativité du CA. Comme ces élections ne repectent pas le calendrier ordinaire, le mandat des élus viendra à échéance en novembre 2005 (comme s'ils avaient été élus lors des dernières élections qui ont eu lieu).
Le CA propose trois candidats au vote de l'AG de mai 2003 : Jean-Claude Boutinon, ancien professeur à l'IBE, pasteur de l'Assemblée de Dieu de Sarcelles ; Guy Horrenberger, homme d'affaires, trésorier de l'IBN et Emile Nicole, Doyen et professeur à la FLTE, Vaux-sur-Seine. Les membres de l'Association ont, bien entendu, la liberté de rayer sur leur bulletin le nom qui ne leur semble pas convenir et d'ajouter tout autre nom qui leur semblera préférable. Les trois candidatures sont approuvées par l’AG. Lors du Conseil d’administration (qui suit cette mêmeAG), le conseil nomme Emile Nicole, Président du Centre Evangélique.


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