Que se passe-t-il politiquement, socialement et spirituellement en France?
Par nicolas, samedi 4 mars 2006 :: article lu 554 fois :: #27 :: rss
"No pasaràn !" disaient les espagnols de 1936 à 1939. Et Franco est passé... En 1981, l'arrivée de François Mitterrand sonnait le glas de plus de 30 années de droite absolue en France. En 2002, le "séisme" politique du 21 avril sonne à son tour le glas de la gauche, ou tout au moins marque son échec, et c'est heureux !
Nous savons que des millions de chrétiens se concentrent dans leur prière pour l'Europe et la France: ne soyons pas troublés: notre Dieu est réellement en train de préparer le terrain dans notre pays.
Si Mitterrand avait instrumentalisé les extrêmes (gauche et droite) pour forcer les électeurs d'esprit faible et indécis à se crystalliser sur eux, et ainsi éviter que des candidats plus modérés ne deviennent un vrai danger, il n'avait certainement pas prévu que Jean Marie Le Pen inquiète véritablement ses concurrents..
L'erreur des divers droites et des centristes consiste à avoir fait campagne sur un thème qui est le fond de commerce de l'extrême droite: l'insécurité. Il est évident qu'ils ont ainsi fait son lit, et même au carré: cela n'a pas fait un pli.
Si les électeurs ne se sont pas vraiment mobilisés, l'électorat de Le Pen, déjà acquis et très motivé, était lui présent pour exprimer son suffrage, comme à l'accoutumée: il est donc difficile de dire qu'il y ait eu une "progression" de l'extrême droite.
Regardant les débats d'hier et aujourd'hui, je n'ai vu aucun homme politique de droite, du centre droit ou de gauche faire amende honorable. Jospin s'est suicidé lâchement pour éviter d'être mis à mort. Les détracteurs de Le pen continuent de le diaboliser, et on ne saurait les blâmer, car si Le Pen pose les vraies questions, il y apporte les mauvaises réponses. En effet, ce compost, ce fumier sur lequel Le Pen et les divers extrémismes prospèrent, nous ne sommes pas prêts de le regarder en face et de l'assumer. C'est un principe de psychologie ou de simple bon sens: nous ne sommes capables de règler que ce que nous pouvons nommer. Si nous nommons "défaut" un problème précis au lieu de le nommer "péché", il n'est donc pas utile d'en être purifié !
Notre époque se vautre dans les euphémismes, et il est de bon ton de ne pas aborder de front, fût-ce en citant leur nom exact, les problèmes auxquels est confrontée notre société.
Prions chers amis chrétiens, car au deuxième tour, il est évident que tous se rallieront à Jacques Chirac, mais derrière lui, ce seront toutes les magouilles coutumières qui se réinstalleront. Arlette Laguillier et les extrémistes de gauche commencent d'ores et déjà à appeler au gel social, et à l'action concrète: le trouble approche de notre pays qui se croit à l'abri, dans son orgueil et son déni de Dieu. Et je ne parle pas de la position antisémite largement affichée par nos médias, dont la Bible nous dit qu'elle conditionne pour une nation soit la bénédiction soit la malédiction...
Ceux qui ont peur de l'Islam font bien, car les imams de France sont majoritairement formés en Egypte ou en Arabie Saoudite à la branche la plus radicale. Cependant, il faut se souvenir que "nos armes ne sont pas charnelles" et que la prière est véritablement efficace. C'est un véritable embryon de réponse que nous voyons dans ce sursaut nationaliste de la part d'une certaine partie de nos concitoyens. Et nous devons prier que les responsables de la première nation musulmane d'Europe ne recouvrent pas leurs fautes de l'habituelle hypocrisie, mais qu'ils disent et fassent, et se repentent de leurs péchés.
La candidate catholique qui prônait la famille et le respect de la vie a obtenu un timide 1.2% des voix, mais c'est un bon début. Christine Boutin, cette femme qui osait brandir une Bible dans l'Assemblée Nationale, est l'image vivante, parmi les 16 candidats à l'élection, que cette parole d'André Gide est bien vraie: "Dans un monde où chacun triche, c'est l'être vrai qui fait figure de charlatan".
Car il ne faut pas s'étonner, dans un pays de 56 millions de tricheurs, qu'un "SuperMenteur" comme l'appellent les médias, ne soit président. Je préfère quant à moi le moindre de deux maux, et l'éviction de Lionel Jospin me rassure: les hommes qui mentent trop bien me font peur, et au moins puis-je lire sur le visage de Jacques Chirac lorsqu'il me ment. La "vieille école" a quand même du bon !
Justement, "SuperMenteur", c'était l'expression fabriquée par la chaîne Canal+, qui donnait le ton à une certaine mode pro-palestinienne, jeune, rebelle, libérée sexuellement et fumeuse de haschish. Devant les "impératifs économiques" remis en selle par le mondialiste Jean Marie Messier, c'est cette fenêtre d'endoctrinement de 19 heures à 20 heures sur Canal + qui va se fermer, et l'abrutissement de nos jeunes va se poursuivre sur les prime time de Loft Story et autres Temptation Island (des amazones doivent séduire et détruire des couples prisonniers d'une île déserte). C'est un sujet de préoccupation important car, si les émissions de Canal + étaient dangereuses par certains côtés, elles faisaient appel à un indéniable esprit critique.
En bref, amis chrétiens français et francophones, nous avons du pain sur la planche dans la prière pour chacun de ces points, et je concluerai avec une citations de Yonggi Cho et deux versets bibliques: "Nous avons les dirigeants que nous méritons".
"Recherchez le bien de la ville où je vous ai menés en captivité, et priez l'Éternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien." Jérémie 29;7
"La justice élève une nation, mais le péché est la honte des peuples." Proverbes 13;34
Nicolas Ciarapica














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