Retourner à l'accueil | Aller au contenu | Me contacter | Se connecter
Textes édifiants et sanctifiants

La gloire de Dieu dans une prison d'Iran

Imprimer cet article Ajouter un commentaire Lire les commentaires Lancer de tomates Ecrire à l'auteur




La réception que donnait la Côte d'Ivoire devait durer jusqu'à trois heures du matin. Il s'agissait de la deuxième réception que donnait l'ambassadeur ce jour-là. La réception matinale avait rassemblé des personnalités politiques. Récit de notre soeur Chirine, incarcérée pour sa foi.

J'étais avec ma belle soeur et nous avions décidé de rentrer plus vite, car j'étais fatiguée, alors j'avais demande à mon frère de venir nous chercher. Un frère qui vit pour le moment chez mon frère lui proposa de venir nous chercher à sa place. C'est à deux heures que la voiture s'est immobilisée devant la résidence. Nous étions loin de nous douter de ce qui nous attendait : les agents du Service de Renseignements se tenaient aux aguets pour arrêter les convives iraniens. Nous étions le premier groupe à quitter la réception. On nous fit arrêter soi-disant pour un contrôle d'identité, après quoi on nous fit descendre manu militari pour nous introduire dans des voitures du service des renseignements. J'ai alors protesté en évoquant l'illégalité de leur acte. J'ai exigé de voir leur mandat. Mais loin de donner suite à notre demande, il nous conduisirent (nous étions environ 30 personnes) au centre de NAJA (sigle des Forces de l'Ordre de la République Islamique), où on allait nous soumettre à un interrogatoire. On m'avertit d'être sur mes gardes car le monsieur devait m'interroger était particulièrement violent. Mais le Seigneur me donna alors la force de le toiser de sorte qu'il se calma.

Nous avons été traitées de la manière la plus insultante. J'ai tout aussi pris note de tout ce qui s'est passé ! Mais je ne veux parler ici que de ce qui régnait dans mon coeur et de la force du Seigneur à travers ses enfants.

Ils nous emmenèrent vers 6 ou 7 heures du matin pour un lieu inconnu ; les yeux bandés, la tête baissée, vêtues du tchador célèbre des prisons. Un sentiment de terreur ineffable avait envahi toutes les femmes qui étaient avec nous : il était impossible de connaître notre situation. J'étais tête baissée, surtout inquiète du sort qu'on allait réserver à ma belle-soeur. C'était à cause de moi, pour des raisons de convenance, qu'elle m'avait accompagné à la réception. Je me sentais particulièrement responsable de ce qu'il lui arrivait.

Nous étions à trois dans la cellule : ma belle-soeur, une amie et moi. Nous nous sommes agenouillées et nous avons imploré le secours du Seigneur. Une paix nous a alors envahies. Ce fut pour moi le plus grand miracle. Une voix résonnait en moi disant : "Je vous ai accordé Ma Paix ".

Ma belle soeur me dit: "Chirine, je sens que j'ai une paix qui ne peux me quitter. Je suis certaine que rien ne peut nous arriver". J'avais le même sentiment, la même certitude de Sa Présence aimante. Notre amie était là à nous observer et à pleurer. Elle pensait à sa mère, à sa famille qui n'étaient pas au courant de sa situation. Mais nous, nous savions, nous avions la certitude que nos frères et soeurs intercédaient déjà pour nous et que notre Père qui est au ciel était tout aussi présent à nos côtés.

Il y a deux ans environs, je crois, une soeur en Arménie me raconta une vision qu'elle avait eu sur moi. Elle me dit que j'irais dans beaucoup d'endroits où je chanterai à la gloire du Seigneur. Je me suis dit alors que j'étais tout simplement appelée pour le service des enfants et que si je chantais, c'était parce que j'aimais chanter pour sa gloire. Cette nuit là, je me suis mise à fredonner un cantique à la gloire de mon Maître :
IL est vivant, je ne crains rien quant à mon avenir
IL est vivant, je n'ai aucune crainte
Car je sais que mon avenir est entre ses mains
Ma vie a trouvé son sens Car il est. Vivant


J'ai élevé la voix afin que les autres puissent entendre et un sentiment de paix envahit les cellules : nous savons bien que Jésus est Vivant, alors pas de crainte. Je pouvais entendre les pleurs des autres qui sentaient la présence protectrice de mon Roi. Alors je me suis souvenue des paroles de la soeur Naïra en Arménie. Nous avions désormais la certitude de Sa présence. Peu importait pour nous que nos familles soient au courant ou non car Lui Il savait et Il veillait sur ses enfants, selon sa promesse.

Le lendemain mes nouvelles amies me demandèrent de chanter et chanter encore. Elles disaient qu'elles sentaient la paix et le calme les envahir. Je me suis exécutée avec ma belle-soeur et on pouvait nettement sentir la Paix céleste se répandre dans les souterrains du Service des Renseignements.

J'ai une nouvelle preuve qu'un cantique à la gloire du Père peut produire un miracle. C'est d'ailleurs en écoutant un frère chanter quand j'avais 17 ans que j'ai senti pour la première fois l'Esprit Saint imprégner tout mon être. Quand le roi Saül était attaqué, la harpe et la voix du jeune David faisait fuir la présence maléfique. Alors, tant que je vivrai, je ne cesserai de célébrer par des cantiques la Gloire du Bien-Aimé Céleste.

J'ai entendu des choses humiliantes. Les gardiennes devirent particulièrement violentes quand elles comprirent que j'étais chrétienne. Elles dirent que les autres allaient être libérées mais qu'on allait me garder en détention parce que j'étais chrétienne contrairement à l'usage de mes ancêtres. Ils dirent que je n'avais rien à faire en Iran. Je me suis sentie particulièrement abattue. J'ai entendu alors une voix fredonner dans mon être intérieur :
Tu te souviens de moi, Tu te souviens de moi
De quoi aurai-je peur ?
Car tu te souviens de moi Seigneur

Alors j'ai commencé à chanter :
Tu te souviens de moi, Tu te souviens de moi
De quoi aurai-je peur
Car tu te souviens de moi, Seigneur

Et j'ajouter :
Quand les soucis de ce monde s'agitent dans mon coeur
je ne désespère pas dans les douleurs
Car Toi Seigneur, Tu te souviens de moi...


J'ai donc reçu un merveilleux témoignage de Sa Présence : ce cantique me montrait tout simplement que Jésus faisait attention à mes sentiments dans les instants les plus difficiles.

Mais quelque heures avant notre libération, alors que nous étions à trois dans la cellule, je me mis a chanter comme d'habitude et ma belle soeur me proposa de chanter une chanson pour les enfants, si belle que je vais la traduire maintenant pour vous:
Un petit enfant seul, devint ami avec une belle rose
Son doux parfum repoussa le froid de son corps
Mais l'hiver s'approcha, et la fleur se fana
Alors l'enfant regarda le ciel et entendit cette voix :
Les roses vont renaître,
Attends un peu,
Rejette ton chagrin sur lui, car lui seul sait a quel moment
Oui,les roses vont renaître
La belle rose de Sharon, a été piétinée et blessée à mort,
Jésus est monté au Calvaire afin d'ôter,
La lèpre de nos péchés
Lorsque Christ mourut, le diable se mit à rire
Mais Dieu selon sa promesse,
Le fit sortir de la Tombe
Les roses vont renaître,
Attends un peu,
Rejette ton chagrin sur Lui, car Lui seul sait a quel moment
Oui, les roses vont renaître


Je pleurais : Lui seul et personne d'autre ne connaît le moment propice ! Les larmes de notre amie qui n'était pas chrétienne coulaient aussi, elle me dit avec les yeux à travers ses larmes :

- Te souviens-tu du film de Ben Hour ?

Je lui ai répondu:

- Oui, et je sais de quelle scène tu veux parler : Quand on emportait Ben Hour et que fatigué il s'écroula à Nazareth s'écriant : Seigneur aide-moi ! Et Jésus apparut avec une cruche une cruche d'eau et se mit à l'abreuver. Quand le soldat romain voulu s'opposer, un simple regard de Jésus le fit reculer...

Sara approuva ce que j'avais deviné dans son regard. Je pouvais lire dans les yeux de Sara qui avait prié jusqu'alors plus avant dans sa propre religion quelque chose d'autre : Seigneur Jésus aide-moi !
Rien ne légitimait ces arrestations. Les autres ambassades donnent bien des réceptions. Nous ne saurons peut-être jamais les vrais mobiles de ceux qui ont arrêté les soeurs et notre frère même s'il est clair que Satan nous visait. Ma mère avait vu cela en songe deux semaines avant. Ne sachant rien de l'évènement vendredi matin, elle s'était mise à intercéder en ces termes : "Seigneur, Satan tente de nous lier chaque jour, brise les liens ! Libère !". Jamais auparavant, nous n'avions subi des pressions aussi intenses : arrestations, licenciements, harcèlements. La majorité des croyants de l'Eglise totalisent moins de trois ans dans le Seigneur et les jeunes de Téhéran ont dû former une équipe d'intercession "de choc" face aux attaques du diable.

Toujours est-il que le dénouement a été plutôt rapide. Le juge réclamait d'abord pour la libération de chacun une caution de 3000 dollars (2,5 millions de tomanes) en liquide. C'est une grosse somme pour nous. Il fallait en effet déposer une caution de 9000 dollars. Mais le Seigneur est intervenu. La présidence a demandé leur libération immédiate. Après avoir lu l'ordre du juge, il était clair que le juge perdait les pédales. Il se contenta pour toute caution d'une photocopie de carte d'identité !
Nous remercions particulièrement ceux qui nous soutiennent depuis plusieurs mois.
L'Iran est un pays-clé pour la diffusion de la Bonne Nouvelle au Moyen-Orient, en Asie centrale et dans le Caucase. L'Iran a la communauté évangélique la plus importante de toute la région. Si ici et là les croyants sont d'ascendance chrétienne, chez nous, ils viennent majoritairement de familles musulmanes.

Toutes les langues de la région se parlent en Iran avec des variantes dialectales : le Persan (Sud de l'Irak, Iran, Afghanistan, Tadjikistan ), le turc (Iran, Turquie, Azerbaïdjan, Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizistan), le kurde (Iran, Nord de l'Irak, Syrie orientale, Turquie), l'arménien (Iran, Arménie, Syrie, Liban), l'assyro-chaldéen( Iran, Irak, Syrie, Liban, Turquie), l'arabe et le balouchi (Iran, Pakistan occidental). Voilà pourquoi Satan tente coûte que coûte d'étouffer l'Eglise de chez nous.


Notez cet article. 7 vote(s) exprimés pour le moment. Plus c'est mûr, plus vous aimez !

Aucun trackback.

Les trackbacks pour ce billet sont fermés.

1. Le jeudi 3 avril 2008 à 12:18, par krizalid_01

Indeed,it is true, it's always true. Comments ain't even necessary.

2. Le vendredi 4 avril 2008 à 15:04, par easypctips

Huh... Your blog is nice in general, but this very post... It is brilliant!!! It can be never better.

3. Le vendredi 4 avril 2008 à 15:06, par easypctips

Huh... Your blog is nice in general, but this very post... It is brilliant!!! It can be never better.

4. Le dimanche 6 avril 2008 à 18:26, par Danny Tuppeny

It's a pain in everyone else's butt. Let’s just stop discussing this crap, the topic is too questionable.

5. Le mercredi 9 avril 2008 à 13:48, par RockHard

Humph, you've changed my mind! Your arguments are convincing indeed. Despite I'm not a person who is easy to be convinced.

Note: Les commentaires sont lus avant publication. Si vous vous étonnez de ne pas voir apparaître les vôtres, merci de garder à l'esprit que ne sont publiés que les messages qui présentent calmement et de façon construite un point de vue. Tout peut être dit, mais dans le respect, en évitant le style SMS et en apportant un minimum d'arguments.

Le code HTML dans le commentaire sera affiché comme du texte, les adresses internet seront converties automatiquement.