8 questions à Eliane Colard sur son livre "Ainsi vous serez consolés"
Par nicolas, samedi 4 mars 2006 :: article lu 528 fois :: #91 :: rss
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éjà auteure d'un ouvrage inspiré intitulé "De la désolation à la restauration" (offert en libre téléchargement dans cet article), Eliane Colard revient maintenant avec un nouvel ouvrage basé sur l'étude des récompenses célestes. Elle a bien voulu répondre à quelques questions...![]() | Ainsi vous serez consolés Gratuit: Le livre précédent d'Eliane Colard De la désolation à la restauration (168 pages, 800ko, format PDF) |
1/ Eliane, tu es antillaise, et tu vis en France? Quel est ton parcours?
Oui je suis Guadeloupéenne et je vis en Bretagne avec ma famille. C’est au cours de mes études universitaires en Martinique, que j’ai rencontré notre Seigneur Jésus-Christ. A l’époque j’étais à mille lieux d’imaginer qu’un jour je pourrais devenir ce que je suis : une chrétienne née de nouveau avec tout ce que cela implique. J’étais engagée dans un mouvement indépendantiste à tendance marxiste-léniniste et tout dans ma façon de penser et de vivre y trouvait une grande cohérence jusqu’à ce que notre Seigneur y fasse son apparition de la façon la plus incroyable mais qui certainement était aussi la plus appropriée pour la personne que j’étais. J’étais sous l’emprise d’esprits de destruction (suicide) lorsque j’ai accepté Son secours au travers de la personne d’une amie étudiante qui m’avait déjà parlé de Lui une année auparavant ; mais à l’époque je n’avais rien voulu entendre de ce Jésus à cause de la façon dont l’évangile avait été annoncé à mon peuple (une Bible dans une main, un fouet dans l’autre). Mais j’ignorais alors à quel point Son amour allait bouleverser ma vie. Et il a fallu ces circonstances difficiles au travers desquelles j’ai pu accepter la main du « Sauveur » comme j’aurais accepté (je dois bien l’avouer) n’importe quoi pour m’en sortir et il s’en est fallu de peu mais je ne vais pas entrer dans le détail car là n’est pas le propos. Quelque temps après il est devenu mon « Seigneur » et ça c’est quelque chose de merveilleux. Puis deux ans plus tard, en 1987, je venais en France faire un troisième cycle d’études dans la ville de Clermont Ferrand qui a marqué une étape décisive dans ma croissance spirituelle ; c’est aussi là que j’ai rencontré mon époux qui y terminait également ses études (je parle de certaines choses concernant cette étape dans mon premier livre). Puis nous sommes allés nous installer en Alsace où nous avons servi le Seigneur dans une assemblée où nous avons énormément appris. Puis quelques années plus tard nous avons atterri en Bretagne où nous sommes encore ; et là c’était encore un autre temps : un temps de maturation profonde dans un cheminement particulier qui n’a pas fini.
2/ On te reconnaît un don ou un ministère de prophétesse? Comment cela a-t-il commencé?
Je suis d’un naturel curieux et tout ce qu’il y a à vivre avec Dieu, je veux le vivre et comme j’ai lu que l’apôtre Paul disait : « aspirez aux dons les meilleurs surtout à celui de prophétie », j’y ai tout naturellement aspiré. Et c’est venu un soir lors d’une réunion de prière en église alors que j’étais étudiante; je voyais quelque chose et je recevais aussi l’interprétation mais je n’étais pas sûre car c’était la première fois, lorsque une personne qui a beaucoup compté par la suite dans le développement de mon caractère spirituel, a reçu : « fils de l’homme prophétise » ; alors je n’ai plus hésité, je me suis lancée et j’ai ouvert ma bouche et Dieu l’a remplie. Après cela Dieu a augmenté au fur et à mesure que je donnais selon la proportion de foi qu’Il me donnait dans l’exercice du don. C’était surtout beaucoup dans l’encouragement et la consolation au début et aussi des révélations par vision, ce qui est déjà plus compliqué car on peut se tromper parfois dans l’interprétation ; mais le don est appelé à mûrir avec le caractère de la personne qui le porte. Mais honnêtement je n’ai jamais pensé que j’étais un ministère prophétique comme je le dis dans l’avant-propos de mon premier livre ; je ne me suis jamais cassée la tête avec cela.
Pourtant comme je le dis à un moment dans mon second livre, il s’est passé quelque chose, un changement dans la nature de l’onction et dont j’avais été avertie par Dieu sans y prêter vraiment attention : Il m’avait dit qu’Il allait apporter une modification, une sorte de correctif à mon onction ; en fait je n’avais pas compris ce que cela signifiait et je ne sais d’ailleurs toujours pas si j’ai encore bien compris aujourd’hui. Bref toujours est-il que c’est après cela que je suis entrée dans une période difficile de tourments et de silence prophétique qui a duré près de cinq ans au terme de laquelle j’ai été amenée à écrire le premier livre. Et ce n’est que tout récemment qu’un prophète Français connu que je considère comme un père spirituel a parlé publiquement à mon propos, de ministère prophétique s’inscrivant dans le cadre d’Ephésiens 4 ; mais comme pour les autres ministères décrits dans ce chapitre de la Bible, je ne crois pas que l’appel vienne d’une nomination ou déclaration des hommes mais plutôt d’un décret divin qui doit aboutir tôt ou tard à une reconnaissance au milieu du peuple de Dieu, et là honnêtement je ne sais pas trop quoi te dire pour ce qui me concerne.
3/ Ce discernement prophétique a dû te jouer bien des tours, et te valoir bien des ennemis, n'est-ce pas?
Discernement, don de prophétie ou ministère prophétique... tout cela attire beaucoup par le côté surnaturel ou peu banal, mais c’est parfois en effet très problématique et beaucoup de souffrances ou d’incompréhensions peuvent être le lot des personnes prophétiques.
En fait le don de prophétie n’attire pas trop de problèmes et beaucoup de monde aimerait prophétiser : cela se comprend c’est une bonne chose pour l’édification : nous sommes encouragés à y aspirer.
Le discernement prophétique lui, est bien toléré lorsqu’il ne révèle pas trop de « macchabées » dans le placard ; et il est même très bien accepté lorsqu’il révèle la présence de la gloire de Dieu et des éléments qui la composent.
Par contre le ministère prophétique est plus problématique ; ceux qui en sont, peuvent parfois devenir des pierres d’achoppement pour les systèmes bien établis qui ne veulent pas de remise en question.
Car vois-tu, le don de prophétie nous dit l’apôtre Paul, édifie, exhorte, console ; évidemment cela fait du bien et tout le monde aime.
Le discernement prophétique quant à lui est très bon pour permettre d’avancer dans les projets de Dieu et en cela il est très bien perçu par le Corps lorsqu’il permet de discerner ce qui se passe dans les lieux célestes pour amener sur la terre ce qui se fait dans les cieux ; c’est bien sûr déjà autre chose lorsque ce discernement permet la mise en lumière des choses qui sont dans les ténèbres au milieu du peuple de Dieu ; mais gérées dans la sagesse ces choses discernées sont très bien perçues car une fois les choses cachées mises en lumière, elles sont détruites et là on peut progresser; là il peut arriver que tu aies ce que tu appelles des « ennemis » si tu n’as pas encore appris à agir dans la sagesse, et la sagesse on peut beaucoup parler dessus, mais tu ne l’apprends bien souvent que dans la souffrance et au travers de ratés et d’erreurs que tu fais, alors ce n’est pas simple ; il faut savoir que l’onction prophétique ne sort pas tout lisse du four et c’est souvent au travers de la souffrance et du rejet que Dieu permet la maturation de l’onction ; c’est là aussi que Dieu discipline ton cœur pour t’apprendre à marcher dans la crainte de son nom qui te libère de la nécessité de chercher l’approbation des hommes ; et alors, même s’ils te rejettent tu sais de qui tu tiens ta force et ton mandat et tu n’as pas peur.
Mais honnêtement je le redis le plus problématique c’est le ministère prophétique en tant que partie intégrante des cinq ministères d’Ephésiens 4. Là, tu ne fais pas forcément l’unanimité car ta personne peut être un défi et une remise en question permanente pour permettre la mise en place de l’ordre divin; le ministère prophétique est à la fois un communicateur de vie et un communicateur de mort et cette deuxième partie est terrible à vivre. Un ministère prophétique peut prophétiser mais ce n’est pas son rôle. C’est d’abord un communicateur de la pensée et du cœur de Dieu pour son peuple à un moment donné. Le ministère prophétique est un ensemble de sens spirituels aiguisés : c’est un œil (le voyant) qui voit ce que les autres ne voient pas encore forcément; c’est une oreille qui entend ce que l’Esprit dit à l’Eglise à des moments où les autres ont du mal à entendre; c’est un nez qui flaire les choses et la direction dans le monde spirituel pour redonner le cap au moment où l’on aurait tendance à s’égarer; mais on le connaît surtout comme une bouche (l’oracle) qui proclame la parole de Dieu pour révéler la pensée du Père qui amène la vie là où il y a le néant et la mort; mais c’est aussi une bouche qui dénonce le péché et qui décrète le jugement de Dieu : c’est pour cela qu’un ministère prophétique est à la fois un communicateur de vie et de mort (dans le sens où il lui arrive d’amener la ruine sur ce qui doit mourir) ; et la souffrance vient de ce que ceux qui l’entourent ne comprennent pas cela. Alors que le don de prophétie t’emmène à consoler, construire et édifier, le ministère prophétique peut au contraire parfois t’emmener à détruire, arracher, ruiner, déraciner afin que vienne l’ordre de Dieu sur lequel on peut alors planter, construire et édifier. Mais en déracinant les mauvaises racines tu deviens un problème pour ceux qui ne voient pas ce que tu vois parce qu’ils n’ont pas la même perspective : cela peut causer des ennuis, de sérieux ennuis parce que ce que tu dis ou fais n’est pas conforme à la pensée ambiante ; ce n’est pas toujours évident de plaire à Dieu quand cela nous conduit à déplaire aux hommes. Je t’avoue qu’il s’agit là d’une zone d’inconfort où tu as besoin d’avoir l’assurance que c’est bien Dieu qui t’a mandaté.
4/ On peut lire dans la Bible que la femme ne doit pas prendre autorité sur l'homme. Qu'en dis-tu? Ton premier livre et maintenant ton second sont plus que des exhortations! Quelle est ta position à cet égard?
Honnêtement, je ne me suis pas posée la question en ces termes. Je me suis juste considérée comme un canal, un instrument au travers duquel Dieu pouvait faire ce qu’Il voulait dans la mesure où je restais malléable. Dieu est un Dieu de sagesse il ne fait rien inutilement : s’Il déverse de l’eau dans un canal ce n’est pas pour que cette eau stagne car l’eau qui coule de la source du trône de Dieu doit demeurer vive. Pourquoi Dieu me communiquerait des choses pour son Corps qui seraient incommunicables à cause du genre d’instrument que je suis, à savoir une femme ? Il aurait été tellement plus simple pour Dieu de ne rien faire couler du tout en moi ! Maintenant, l’eau de la Parole est déversée, que faire ? Amos 3. 8 dit : « quand le Seigneur Dieu a parlé, qui ose alors ne pas transmettre son message ? ».
Il est vrai que j’ai du vivre une expérience douloureuse pour entrer dans ce plan de Dieu et accepter d’être pleinement cet instrument entre ses mains : Il m’a brisé la hanche et ce n’est pas une métaphore (je parle de cette expérience dans mon second livre). Dieu m’a vraiment brisé la hanche et fait boiter jusqu’à ce que j’accepte d’ouvrir à nouveau la bouche (au niveau prophétique) après cette période de silence dont j’ai parlé plus haut et au terme de laquelle je prenais la décision de publier le premier livre qui avait été enfanté dans la souffrance.
Je n’ai pas cherché à enseigner ni à me faire plaisir en écrivant ces livres : la nécessité m’en était imposée. Pourquoi moi et pas un homme ? Je n’en sais rien ; peut-être que Dieu n’a pas trouvé un homme disponible et malléable pour le faire à ce moment-là. Ceci dit je connais des hommes qui reçoivent en ce moment le même message que moi et même « plus » de la part de Dieu, à communiquer à son peuple : ces messages sont complémentaires et c’est merveilleux, comme les pièces d’un puzzle qui assemblées donnent l’image complète.
Mais j’ai aussi compris depuis quelques temps que Dieu choisissait les instruments qu’il Lui plaisait de choisir afin de confondre la sagesse des sages de ce siècle. Et en amenant ces exhortations et plus… comme tu dis… dans mes livres, je n’ai pas l’impression de prendre autorité sur l’homme. Si ces livres sont inspirés de Dieu, je crois qu’ils sont propres à enseigner la vérité et à apporter édification et correction à ceux qui les lisent (hommes ou femmes) et cela bien que je sois une femme. Maintenant, je n’oblige personne à recevoir ce que j’apporte; Celui qui a mis en moi ce message fera qu’il parvienne à ceux qui doivent l’entendre : je fais ma part, le reste Lui appartient.
5/ Peux-tu nous parler de ton dernier livre? Quel en est le sujet?
Il s’intitule « Ainsi, vous serez consolés ».
J’y aborde en gros l’espérance glorieuse et l’héritage de ceux qui soupirent après la venue de l’Epoux Jésus-Christ; c’est la consolation la plus merveilleuse pour un enfant de Dieu. Il y est question de l’héritage des biens aimés du Seigneur qui se préparent à la venue de l’Epoux, des noces de l’Agneau et de la Jérusalem Céleste. Et là, Dieu m’a amené à un autre niveau de révélation dans sa Parole. Il m’a fait entrer dans une compréhension inédite des rétributions dont il est question dans les lettres aux sept églises de l’Apocalypse. Il m’a aussi fait entrer dans la révélation du caractère de cette Epouse qu’Il se prépare et là c’est tout simplement merveilleux : durant la rédaction de ce livre, j’ai touché l’amour délicat de Jésus pour cette Epouse et j’ai aussi découvert l’actualité prophétique du « Cantiques des cantiques », ainsi que la cohérence du dessein de Dieu de la Genèse à l’Apocalypse.
Mais avant d’entrer dans le récit de ce qui fait l’objet de cette bienheureuse espérance, Dieu m’a conduit à aborder plus concrètement le thème de la consolation pour son peuple dès aujourd’hui, ainsi que les canaux par lesquels elle passe bien souvent, c'est-à-dire nous : comment Il s’y prend pour nous faire passer de l’état de consolateurs fâcheux pour nos semblables à celui de consolateurs selon son cœur pour les affligés qui nous entourent. J’y aborde « un peu » aussi le ministère pratique de celui que la Bible appelle le Consolateur.
6/ J'ai lu dedans avec joie que tu reprenais les "théories", qui personnellement me semblent bibliques, sur "l'enfant mâle". Ces théories étaient chères à Mme Penn Lewis, W. Nee, TA Sparks, et à tous les pentecôtistes "primitifs". Qu'en est-il?
C’est bon de l’entendre dire car franchement je pensais m’aventurer sur un terrain dangereux en écrivant là-dessus car je ne suis pas docteur dans la Parole et Dieu m’amenait sur un terrain que je n’avais jamais foulé et je n’avais que la révélation que je recevais pour avancer dans la rédaction ainsi que l’assurance que le Saint-Esprit m’assistait en éclairant mon intelligence là -dessus ; et je me souviens avoir dit à une de mes belles-sœurs au cours de la rédaction de cet ouvrage : « mais c’est terrible ! je n’ai jamais entendu prêcher là-dessus ; ce serait terrible de poser des bases en matière doctrinale je n’ai pas d’appel à faire cela ! ». Et le pire c’est que contrairement à mon premier ouvrage que j’ai fait lire avant diffusion à plusieurs pasteurs (puisque le thème délicat d’Ezéchiel 34 y était abordé), pour ce second ouvrage le Seigneur me disait que seul mon époux le lirait avant diffusion. Donc à vue humaine j’étais sans filet. Mais comment douter de Dieu, la rédaction de ce second livre était quasiment surnaturelle : je l’ai écris en quatre mois et ne savais jamais ce que j’allais écrire avant de m’installer devant l’ordinateur et de positionner mes doigts sur le clavier et c’est d’ailleurs par ce dernier chapitre (4) qui parle des vainqueurs et de cet enfant mâle que j’en ai commencé la rédaction.
Parmi les personnes que tu cites, je ne connais que Monsieur W. NEE dont j’ai particulièrement apprécié un des ouvrages (L’homme spirituel) que je n’ai pas encore terminé tellement il est dense et riche. Mais c’est bon et rassurant de savoir que d’autres avaient déjà reçu de Dieu ces « théories » comme tu les appelles : ils ont du déjà essuyer les plâtres de la critique pour que cela soit plus aisée pour une faible femme qui ose « enseigner » sur ces sujets! Pour la rédaction de ce livre Dieu m’a fait faire un véritable plongeon dans les yeux ardents de Celui qui est appelé « la Parole de Dieu » (notre Seigneur Jésus-Christ) et dans les pages de la Parole écrite, en me donnant les lunettes de l’Esprit.
7/ Tu parles de cette "victoire", de ces "vainqueurs"... Qu'est-ce qu'un "vainqueur", de quoi doit-on devenir un "vainqueur" et surtout, comment le devient-on?
Est un vainqueur celui qui remporte un prix.
Paul dit aux Philippiens (3. 14) : « …..Je cours avec ardeur vers le but afin de gagner le prix que Dieu, par Jésus-Christ, nous appelle à recevoir là-haut »
Il dit aussi à Timothée : « J’ai combattu le bon combat, je suis allé jusqu’au bout de la course, j’ai gardé la foi. Et maintenant le prix de la victoire m’attend : c’est la couronne du salut que le Seigneur le juste juge me donnera au jour du jugement, et pas seulement à moi, mais à tous ceux qui attendent avec amour le moment où il apparaîtra ».
Une certaine fausse doctrine de grâce voudrait faire croire qu’il suffit de commencer la course pour prétendre au prix réservé au vainqueur ; cependant l’Ecclésiaste nous dit que « la fin d’une chose vaut mieux que son commencement ». C’est en effet celui qui court en persévérant jusqu’au bout qui peut prétendre à la victoire ; ce n’est pas moi qui le dis, c’est un principe évident : dans toute course il faut non seulement courir selon les règles établies pour la course, mais encore arriver au bout pour recevoir le prix prévu. Je ne vois pas pourquoi Dieu dérogerait, pour ce qui est des choses saintes, à une règle que Lui-même a établi pour les affaires de ce monde. L’avantage en ce qui concerne cette course dont parle Paul, c’est qu’il n’y aura pas qu’un vainqueur mais « des » vainqueurs qui formeront collectivement une femme : la nouvelle Eve qui sera appelée « l’Epouse » de l’Agneau.
Mais au-delà de l’enjeu de cette course pour l’éternité, je crois aussi que dans ces temps mauvais Dieu fait lever sur la terre avant la venue de l’Epoux ce peuple de vainqueurs qui marchera dans la douceur du caractère de l’Agneau de Dieu tout en manifestant contre les puissances des ténèbres la fureur du Lion de Juda ; Cantiques 6. 10 « Qui est celle qui apparaît comme l’aurore, belle comme la lune, pure comme le soleil, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières » : voilà l’épouse de l’Agneau, elle est belle, elle est pure, elle est douce mais aussi puissante et terrible à l’image de Celui qui la mène sous sa bannière !
L’héritage qui a été donné à Jean de voir dans la révélation de l’Apocalypse est réservé à des « vainqueurs ». Il est dit au chapitre 21 qui traite de l’aspect glorieux de cette épouse : « Celui qui vaincra héritera ces choses » (verset 7). Cela ne peut être plus clair.
On sent bien que l’Epoux n’est pas loin : il souffle en ce moment sur l’Eglise un vent de réforme devant amener la sanctification de l’épouse pour la grande toilette avant l’arrivée du Bien-aimé ; seulement, seules les vierges sages se laisseront réveiller et déranger, les autres se moqueront comme du temps de Noé ou celui de Lot et c’est dramatique.
Pour le reste, je crois que le livre parle en détail des caractéristiques du vainqueur.
8/ Tu pratiques, tout au long de ton ouvrage, quelque chose qui je trouve fait cruellement défaut dans beaucoup d'écrits "prophétiques" actuels, qui tiennent plus de la culture "heroïc fantasy" que de la Bible. Tu pratiques la "typologie", on peut le dire, classique. Et cela donne à ton discours une grande profondeur et un impact fondamental, biblique. Est-ce cela le langage de l'Esprit? Comment se fait-il que ce "langage de l'Esprit" qui respecte le texte biblique, et l'interprétation typologique classique, soit en voie de disparition?
Je vais essayer de répondre à cette question en espérant ne pas me tromper dans l’interprétation que je fais de ce que tu soulèves.
Tu me parles d’interprétation « typologique classique » et cela nécessite pour moi un décodage car je crains que ce ne soit un langage de théologiens : je n’en suis malheureusement pas une ; je dis malheureusement car je sais que pour beaucoup de personnes c’est un gage de sérieux quand on aborde certains domaines de la Parole. Mais je n’ai jamais étudié la « théologie » ni fait d’école biblique donc je ne suis pas versée dans les différents types d’interprétations. Si ce n’était sous l’angle prophétique, je crois que je n’aurais pu aborder ces thèmes. Par exemple pour ce qui est des choses que je développe au début sur les trois types de convictions que produit en nous l’Esprit de Dieu, je ne l’avais jamais entendu prêcher ou lu auparavant ; Dieu ouvrait mon intelligence spirituelle à mesure que j’écrivais, et y mettait le sceau de son Esprit : c’était la seule assurance que j’avais pour poursuivre. Maintenant, que ceux qui lisent jugent. Car tout message prétendument inspiré doit pouvoir être jugé selon ce qu’en dit la Parole ; cela pour ne pas tomber dans l’égarement et la séduction de ces temps de la fin. Celui qui apporte le message doit pouvoir être remis en question car contrairement à l’ancienne alliance, le ministère prophétique d’aujourd’hui évolue dans un Corps au sein duquel il n’est plus le seul dépositaire de la totalité du message ; d’autres devant parfois le compléter ou y amener le correctif nécessaire.
Quelqu’un que j’apprécie beaucoup a dit que le prophète est un prédicateur pour les croyants tout comme l’évangéliste en est un pour les incroyants. Et cela est vrai, il amène la lettre à la vie (il est dit, n’est ce pas, que c’est l’Esprit qui vivifie sinon la lettre tue). Le prophète apporte la parole révélée et en ce sens est un communicateur de vie.
Ce qui fait la profondeur d’un écrit ce n’est pas la somme de connaissances qu’il communique mais son inspiration. Je m’explique : ce qui vient de l’âme (siège de la connaissance et de l’intelligence) communique à l’âme de celui qui reçoit et sa connaissance grandit mais c’est encore son âme qui est touchée et ces choses ne peuvent encore descendre dans son cœur pour produire et développer la vie. Ce sont les écrits qui proviennent de l’Esprit qui communiquent la vie et impactent profondément le cœur du lecteur. Or malheureusement parfois beaucoup écrivent parce qu’ils discernent (et à juste titre) un besoin de connaissance pour le peuple de Dieu sur tel ou tel sujet, sans attendre l’inspiration et le sceau de l’Esprit pour le faire. Et c’est précisément l’inspiration d’un écrit qui fait la différence dans le cœur de celui qui lit.
Je crois cependant qu’il y a vraiment en ce moment une onction de scribe que Dieu veut faire descendre sur certains prophètes, mais malheureusement beaucoup n’ont pas le temps matériel pour se mettre en mouvement pour cela et c’est un véritable drame pour le Corps car l’espace est occupé autrement en attendant. Que veux-tu, l’âme communique à l’âme et l’esprit communique à l’esprit ; or c’est ton esprit qui te permet de vivre et de saisir les choses de Dieu : l’homme naturel ne peut rien dans ce domaine-là tu as besoin du corps spirituel que Dieu t’a donné avec ses fonctionnalités qui ont besoin d’être développées pour te permettre d’évoluer dans la sphère spirituelle.
Quant au langage de l’Esprit, j’avoue être toujours très surprise de son modèle très imagé et rempli de symboles puissants qui amènent à pénétrer avec exactitude l’intention divine ; mais c’est vrai : c’est un langage spirituel qui emprunte si peu à notre langage naturel, que cela surprend notre intelligence et son mode habituel de fonctionnement avec ses référents sûrs et stables. Quand Dieu dit à Jérémie « que vois-tu Jérémie ? » et qu’il répond « une branche d’amandier », Dieu lui dit alors « tu as bien vu car je veille sur ma parole pour l’exécuter » ; comment saisir la profondeur du message qu’il y a dans cette réponse pour ce qui va suivre dans la mission de Jérémie ? Tu comprends, c’est la première vision de Jérémie après son appel en tant que prophète ! Si tu le captes avec ton intelligence naturelle, inévitablement tu passes à côté de beaucoup de choses ; il y a là dedans la substance de tout ce qui va suivre et qui va conforter Jérémie pour ne pas reculer face à la douleur due à l’incarnation du message dans sa propre vie. De même comment peux-tu comprendre avec ton intelligence naturelle quand Jean dit en Apocalypse : « Je me retournai pour voir la voix (chapitre 1, verset 12) ? A-t-on jamais pu voir une voix ? La Parole de Dieu est ainsi frappée par endroits d’incohérences apparentes qui ne le sont en fait que pour l’intelligence naturelle. C’est important de saisir que tout ce livre de révélations de l’Apocalypse est basée sur ce que l’Esprit a à « dire » à l’Eglise : c’est une « voix » qui parle et qui s’attend à ce que ceux qui ont des oreilles entendent. Mais ceux-ci ne peuvent entendre la voix que lorsque leurs yeux sont illuminés par la matérialisation de cette « voix », tu captes ? Regarde ce que l’apôtre Paul dit aux Ephésiens (chapitre 1 verset 17 et surtout 18) : « ...Je prie... afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance. Qu’il éclaire les « yeux » de votre entendement, afin que vous connaissiez quelle est l’espérance à laquelle vous êtes appelés, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage pour les saints... ».
C’est très intéressant, il parle des « yeux » de l’entendement : il y a là deux facultés : le « voir » et l’ « entendre » (dans le sens du « comprendre »), c’est l’illumination de l’intelligence par l’Esprit de Dieu ; sans cela tu ne peux saisir les choses de Dieu.
Ecoute, lorsque Jean se retourne, ses yeux sont illuminés par la matérialisation de la « voix » à son esprit qui s’ouvre alors sur toute la révélation qu’il nous partage ; et c’est très significatif ce qu’il voit en premier : il voit sept chandeliers d’or ! Or précisément le chandelier est par excellence l’image de la révélation et de l’illumination de l’esprit ; il a d’abord vu le chandelier puis a vu Jésus. Et l’église d’Ephèse à qui Paul s’adressait dans le passage que je viens de citer, a eu ce chandelier au milieu d’elle. C’est pour cela que cette épître est si riche pour nous. Et nous voyons cette réalité confirmée dans la lettre adressée à l’église d’Ephèse en Apocalypse 2. 2 à 7 : Jésus s’y présente comme Celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or, et lui dit au verset 5, que si elle ne se repend et ne revient à son premier amour, Il ôtera son chandelier de sa place. Avec un simple mot semblant incohérent pour ton intelligence naturelle, l’Esprit t’amène à capter l’essence de la pensée divine qui est et demeure très cohérente d’un bout à l’autre de la Bible ; est-ce cela que tu appelles « interprétation typologique classique » ou « langage de l’Esprit »? Je ne sais si je réponds à ta question mais ça sort comme cela.
9/ Merci Eliane ! As-tu quelque chose d'autre à ajouter?
Il y aurait certainement encore beaucoup à dire, mais je crois avoir dit là l’essentiel de ce que je croyais devoir dire !
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Court extrait
Ce fils mâle est diversement nommé comme je l’ai dit. Nous allons voir la réalité spirituelle que recouvrent certaines de ces différentes appellations.
L’épouse de l’Agneau
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La vierge pure et sage
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L’épouse glorieuse
Ce fils mâle qui naîtra de l’église des derniers temps est une église de vainqueurs, puissante et glorieuse qui apparaîtra peu de temps avant son enlèvement. Car c’est une épouse glorieuse, sans tâche, ni ride que l’époux viendra chercher rappelons-le.
Plusieurs voix s’élèvent qui semblent contradictoires en ce qui concerne l’église des tout derniers jours. Les unes disent qu’elle sera apostate et affaiblie. Les autres disent qu’elle sera puissante et glorieuse. Alors que les premières ont raison, les secondes n’ont pas tort. Comment cela est-il possible ? Peut-être, parce que les uns et les autres ne parlent pas de la même église, ni même peut-être des mêmes derniers temps. Car le fils mâle qui n’est que le fils accouché de l’église des derniers temps ne connaîtra pas les mêmes derniers temps que sa mère : « la femme ». Car ses derniers temps à lui précéderont de près l’arrivée de Jésus comme époux alors que les derniers temps de sa mère se situeront à la fin de la grosse tribulation et précéderont l’instauration du règne millénaire de Jésus-Christ comme Seigneur de gloire revenant sur terre avec son épouse (les saints dont il est parlé en Zacharie 14, à la fin du verset 5), pour apporter la délivrance.
Voilà pourquoi certains, qui sont je crois inspirés par Dieu, parlent d’une pluie d’arrière saison imminente devant amener le plus grand réveil de l’histoire de l’église, quand d’autres que je crois aussi inspirés, parlent d’un temps de profondes ténèbres, d’apostasie et de grosses persécutions arrivant sur l’église.
La naissance du fils mâle sera précédée de l’apparition du plus grand réveil de l’histoire de l’Eglise car il s’agira du réveil des vierges avant l’arrivée de l’époux. Les vierges représentant toute l’Eglise du Seigneur qui attend l’époux, vierges sages et folles confondues. Qui osera dire que cet évènement ne sera pas glorieux et remarquable ? D’ailleurs c’est à la faveur de ce réveil que les vierges sages seront révélées et distinguées des folles. Je crois devoir préciser que tout ne se fera certainement pas en un jour humain bien que ce sera une période relativement courte : je veux parler de la naissance du fils mâle, du son de la trompette, le réveil des vierges endormies et le départ des sages. Le réveil prend du temps et est visible de tous alors que le départ ou enlèvement sera rapide voire surprenant à plus d’un titre à tel point que les vierges folles s’apercevront seulement le temps de se retourner, que les sages ne seront plus là.
Certains disent qu’il n’y aura pas de pluie d’arrière saison, ni dernier grand réveil : que cela serait une séduction de prétendre le contraire.
C’est pourtant cette pluie qui précipitera la sortie du fils mâle du ventre de la femme ; elle fera venir à terme le précieux fruit attendu, et marquera la fin des douleurs de l’enfantement de la femme.
En Jacques 5. 7, il est dit : « Prenez donc patience, frère, jusqu’à ce que le Seigneur vienne. Voyez comment le cultivateur prend patience en attendant le précieux fruit de la terre : il sait que les pluies d’automne et de printemps doivent d’abord tomber ». C’est en effet cette pluie d’arrière saison (les dernières) qui permettra au fils mâle, ce précieux fruit, d’arriver à maturité. Et puis s’il n’y a pas de réveil, autrement dit si la vierge reste endormie, comment partira t elle à la rencontre de l’époux ? J’entends déjà certains répondre que rien ne dit que la vierge dort. Mais pouvons-nous encore le croire ? Non bien sûr ; sauf si nous sommes nous-mêmes de ceux qui se croient riches, bien vêtus et bien voyants, mais pourtant pauvres, nus, aveugles et sourds au point de ne pas entendre nos propres ronflements (Apocalypse 3. 14- 17).
Ce fils mâle, c’est donc l’église glorieuse des derniers temps de la grâce, dont les dernières œuvres seront plus grandes que les premières. Les œuvres manifestées lors des pluies de la première saison (la pentecôte), ont été puissantes et ont amené une grande moisson d’âmes lors des prédications des apôtres et ce, malgré ou à la faveur des persécutions. Nous pouvons dès lors penser que les œuvres manifestées à la faveur de cette pluie d’arrière saison amèneront une moisson encore plus glorieuse.
Le fils mâle est cette armée puissante des derniers temps qui se lèvera pour exercer contre le diable, le serpent ancien, le jugement prononcé lors de la mort de Jésus. Ce fils mâle qui paîtra les nations avec un sceptre de fer, ce sont ces vainqueurs des derniers temps qui se lèveront pour vaincre l’accusateur, ce serpent ancien (Apocalypse 12. 10- 11). Dans cette guerre, d’ailleurs déclarée par l’ennemi qui cherchera à le dévorer dès sa naissance pour l’empêcher d’hériter, le fils mâle verra sa force se grandir dans le combat.
Ce fils mâle c’est l’église des vainqueurs qui se lèvera revêtue de cette onction de force et de courage pour manifester la victoire de l’Agneau face aux puissances des ténèbres. C’est l’Eglise rugissante de la fureur du Lion de la tribu de Juda. Cette église sera belle, pure, mais aussi terrible ! : Il est dit en Cantiques 6. 10 « Qui est celle qui apparaît comme l’aurore, Belle comme la lune, pure comme le soleil, Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières ? ».
Cette Eglise des derniers temps de la grâce sera glorieuse parce qu’elle sera composée d’étoiles du matin reflétant la gloire du Soleil de justice ; mais elle sera aussi glorieuse parce qu’elle marchera plus que jamais sous la bannière du Lion de Juda. A cette église combattante revêtue de la puissance du Lion et la pureté de l’Agneau, et qui acceptera d’entrer dans la confrontation avec l’ennemi, il sera donné de recevoir le pouvoir que Jésus a reçu de son Père (Apocalypse 2. 26- 28 : revoir plus haut la rétribution des vainqueurs de Thyatire) : à savoir le pouvoir sur les nations qu’ils dirigeront plus tard avec un sceptre de fer. C’est à ce moment-là, sur la terre, et grâce à cette victoire décisive que ce transfert d’autorité spécifique s’opérera. Et après, auprès du trône, ils seront intronisés officiellement dans cette autorité. A cause de leur victoire, la place du diable ne sera plus trouvée au ciel : il sera précipité sur la terre. Il faut savoir que quand Paul dit dans Ephésiens 6 que nous luttons contre les esprits méchants dans les lieux célestes, il parle d’un monde spirituel de ténèbres actuellement positionné dans le second ciel. De là, l’ennemi peut interférer dans nos prières et leurs réponses soit en empêchant que les premières montent en nous accusant devant le Père (c’est pour cela qu’un des rôles actuels de Jésus pour nous est d’être un avocat et un intercesseur auprès du Père), soit en interceptant les réponses depuis le second ciel (exemple de Daniel et rêve que j’ai raconté).
Cette victoire du fils mâle n’est pas une victoire quelconque car la bataille n’en est pas une quelconque. Elle a pour but de manifester la puissance et le règne de Jésus et de transférer dans les faits, l’autorité de prince (du monde) qui lui avait été volé, dans les mains de Jésus. Apocalypse 12. 10 dit : Alors j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant est arrivé le salut, ainsi que la puissance et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ». Nous savons que cela a déjà été réalisé à la Croix lors de la mort de Jésus. Or, Jean a reçu une vision de l’avenir et non du passé (Apocalypse 1. 1 : …ce qui doit arriver bientôt. »).
A la croix en effet, le dépouillement des puissances et autorités spirituelles démoniaques a été décrété, car là le prince de ce monde a été jugé. Jésus a dit en Jean 12. 31 : « Maintenant c’est le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors ».
Mais ce décret a besoin d’être exécuté par ceux dont il a le pouvoir d’influencer la vie. C’est en effet un décret qui a le pouvoir d’influencer la vie des enfants de Dieu, ces fidèles qui exulteront dans la gloire et dans la bouche desquels sortiront des louanges au Dieu vivant. Ils saisiront de leurs mains l’épée à double tranchant pour exécuter contre l’ennemi de leur âme le jugement qui a été décrété à la Croix lors de la mort de Jésus (Psaume 149). Ils feront ainsi, que l’ennemi devienne le marchepied de Jésus.
L’exécution de ce décret a lieu très précisément au moment de la naissance de ce fils mâle lorsque le septième ange sonnera de la trompette : cela est révélé à Jean (Apocalypse 11. 15) « Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient : le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ… ».
Cette épouse glorieuse aura le pouvoir bien que peu de temps avant d’être enlevée, de faire venir la volonté de Dieu sur terre telle qu’elle est manifestée dans le ciel. Ce qui s’est passé dans le ciel aura donc des répercussions sur la terre. Cette épouse glorieuse fera aussi que le règne de Dieu vienne sur terre (que ton règne vienne) car ces vainqueurs seront aussi de ceux qui soupent avec Jésus en mangeant de sa nourriture céleste. Ils feront des connexions constantes entre le ciel et la terre. Nous terminons ainsi le « Notre Père » par ces mots : « car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire ». Cette église vivra en vérité chaque mot de cette prière. Jésus parlait de ce temps-là à ces disciples en Jean 16 où il les entretenait de ses retrouvailles avec eux. Et nous voyons que dans ce passage, il est encore question de consolation, car Jésus leur dit qu’à ce moment là, leur tristesse se changera en joie : Jean 16. 16 : « Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis encore un peu de temps et vous me verrez.. ». Et lorsque les disciples l’interrogent sur la signification de ce « peu de temps », il leur parle en paraboles de la joie qu’ils éprouveront alors à la naissance de « cet enfant mâle » ; Jean 16. 20- 22 : «..Vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira….mais votre tristesse se changera en joie. La femme lorsqu’elle enfante, éprouve de la tristesse parce que son heure est venue ; mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. Vous donc aussi, vous êtes dans la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie ». Puis il leur donne des détails importants concernant le deuxième « peu de temps », qui pourraient donner un éclairage à la signification de ce moment quant à son rapport avec l’enlèvement du fils mâle auprès du trône de Dieu. Il leur dit au verset 23 : « En ce jour là, vous ne m’interrogerez plus sur rien ». Cela se rapporte à ce moment où nous connaîtrons parfaitement comme nous avons été connus (1 Corinthiens 13. 12 : « Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face ; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu ». Ce moment concerne ce temps où le fils mâle arrivé à la perfection peut enfin voir le jour : verset 10 « Mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j’étais un enfant, je parlais comme un enfant.. ; Lorsque je suis devenu un homme j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant »).
Jésus parle aussi aux disciples au verset 26 de Jean 16, d’un autre évènement se rapportant à ce deuxième « peu de temps : « En ce jour, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous ». Ne serait-ce pas parce que son ministère d’intercession sera alors terminé ? Romains 8. 34 ne laisse pourtant aucun doute quant à ce ministère d’intercession : «..Il est à la droite de Dieu et il prie en notre faveur ». Or, il laisse entendre que lorsque viendra cet autre « peu de temps », il ne priera plus le Père pour les disciples. Il faut savoir que le ministère d’Avocat de Jésus se termine d’ailleurs aussi à ce moment-là car il n’a plus lieu d’être étant donné que l’accusateur des frères est jeté hors du deuxième ciel par la victoire du fils mâle : Apocalypse 12 10- 11 « …Car il a été précipité l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit ».
En fin de compte, avec la naissance du fils mâle (accomplissement du mystère de Dieu), le ministère actuel de Jésus dans le ciel que j’ai développé plus haut, touche à sa fin. En effet, lui ayant préparé une place dans la maison de son Père, il vient chercher celle qui lui sera présentée comme épouse. Nous avons vu qu’il devait s’asseoir à la droite du Père jusqu’au rétablissement de toutes choses, mais aussi jusqu’à ce que ses ennemis deviennent son marchepied et que le jugement écrit contre l’ennemi soit exécuté. Nous venons de voir que ce jugement sera exécuté par les vainqueurs avant d’être enlevés. Son ministère actuel est aussi d’être pour nous auprès du Père un Avocat et un intercesseur ; or, à l’exécution du jugement écrit, Satan est jeté hors du deuxième ciel d’où il ne pourra désormais plus accuser les élus auprès du Père, et nous venons de voir que Jésus disait aux disciples qu’à ce moment où ils le reverrait, il ne prierait plus le Père pour eux, car ils connaîtront à ce moment là comme ils ont été connus et le verront face à face ayant été transformés en la même image. Quelle merveilleuse consolation ! Elle est de nature à transformer aussi notre tristesse à nous en joie, nous qui avons cru à cause du témoignage des premiers disciples.
L’héritier
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La colombe, la parfaite
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Le jardin et la source
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Pour écrire à Eliane: eliane.colard@tele2.fr

















1. Le samedi 14 avril 2007 à 07:14, par dIDIER sENTINELLE 68
2. Le mercredi 24 octobre 2007 à 11:35, par peu importe