[sophism(es)]
Par nicolas, lundi 6 mars 2006 :: article lu 536 fois :: #108 :: rss

L
e sophisme est la prestidigitation habile dans l’ordre du langage: on n’y voit que du feu; le raisonnement paraît valide, bien que sa conclusion soit inacceptable, mais on ne sait déceler la faille, l'endroit et le moment où le sage nous a arnaqué..."Je n’ai pas altéré les commandements de ses lèvres ; j’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche." (Job 23:12)
Le sujet de la semaine s'intitule: "Sophismes". C'est la première partie d'une série d'études, dont la deuxième se nommera "Virgules, parenthèses et italiques". Mais je voudrais vous parler maintenant de quelques "sophismes", qui sont le pendant satanique des paraboles. Les paraboles contiennent souvent des paradoxes, "vérités qui se tiennent sur la tête afin d'attirer l'attention", comme nous le verrons en conclusion. Le sophisme, lui, est une semence infernale qui remet en question la Parole de Dieu. Le sophisme, dit le dictionnaire, est "le tour d’adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l’ordre du langage: on n’y voit que du feu; le raisonnement paraît valide, bien que sa conclusion soit inacceptable, mais on ne sait déceler la faille", l'endroit et le moment où le sage, le prêtre, le pasteur ou le théologien nous a... arnaqué! Cette technique trouve son origine dans la philosophie grecque et fut abondamment reprise par Ignace de Loyola, cet homme qui fonda l'ordre des Jésuites après une série d'apparitions de "vierges noires" en Espagne. Dans sa doctrine, la raison devait se subordonner à l'obéissance au supérieur. Dans ses "Exercices spirituels", il dit ceci: "Le mur blanc est noir et le mur noir est blanc lorsque le prêtre donne cet ordre au croyant, car il est ainsi inspiré du Saint-Esprit." La raison doit admettre que le mur est noir, même s'il est manifestement blanc. Par leurs savantes pirouettes, nos sages modernes font dire à la Bible, non pas des vérités atténuées, des vérités adoucies, mais exactement le contraire de ce qui est pourtant écrit en clair. En voici 8 exemples qui vous parleront comme ils m'ont parlé, et qui vous donneront peut-être envie de demander au Seigneur, par son Esprit, de vous révéler sa Parole tout à nouveau.
"Joseph ne la connut pas jusqu'à ce que..."
Ce texte de Mathieu 1, verset 25 a donné lieu à l'un des sophismes les plus connus. La Parole de Dieu est déformée, et on lui fait dire que Joseph et Marie n'ont pas eu de relations sexuelles, Marie étant restée perpétuellement vierge et sans autres enfants. Cette justification largement tirée par les cheveux est pourtant démontée plusieurs fois par la raison d'abord, puis par les textes bibliques ensuite. D'abord, comment imaginer que Joseph et Marie, couple jusqu'à preuve du contraire normalement constituée, n'aient pas eu de relations sexuelles, et donc d'enfants? Ensuite, une simple lecture du texte qui nous sert d'appui le démontre: Joseph n'a pas eu de relations avec elle jusqu'à ce qu'elle enfante, sous-entendu, il en a eu après! Et enfin, les multiples mentions des "frères et soeurs de Jésus" le prouvent également: Marie était mère de famille nombreuse, et Jésus (demi-)frère aîné d'une fratrie de plusieurs. Bien sûr, s'écrieront les sophistes, en Orient, tout le monde s'appelle "frère" mais en fait, cela signifie "cousin". Pour un examen plus détaillé de cette erreur, voyez notre étude sur "Les frères et soeurs de Jésus".
"Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé..."
Du même tonneau est l'exemple suivant: tout d'abord, notons l'ordre des choses. Croire puis être baptisé. C'est simple, clair et limpide. Mais non, il faut au coeur tortueux de l'homme tordre encore la Parole. Il faut baptiser les nourrissons, comprenez-vous, pour leur éviter les limbes ou pire la damnation en cas de disparition prématurée. Premièrement pourtant, et d'après la Bible, ce n'est pas le baptème qui sauve. C'est la foi. Le baptème n'est pas un acte magique, censé purifier des souillures du corps, comme disait l'apôtre Pierre, mais il est l'engagement d'une conscience purifiée à marcher sur cette terre en suivant l'exemple du Christ. Je sais bien que dans certains pays, comme au Japon, les bébés sont tellement précoces qu'ils en sont même stressés, mais je n'ai jamais vu un bébé donner un témoignage de conversion... En outre, le mot baptème lui-même signifie "immersion". Comment peut-on être immergé... par aspersion? C'est absurde, c'est donc un sophisme !
"En priant, ne multipliez pas les vaines paroles..."
Doctement, certains enseignent à réciter des chapelets, à répéter des prières toutes faites, alors que la Bible elle-même nous dit de ne pas faire comme les païens qui s'imaginent que ce sont les multitudes de paroles qui feront fléchir Dieu. Cette coutume témoigne de bien peu de contact avec Dieu. Pour qui connaît Dieu personnellement, c'est dans le silence et la méditation de la Bible que vient l'assurance de l'exaucement. De plus, celui qui a des yeux pour voir peut lire en clair le verset qui précède le "Notre Père". Pourtant, des dizaines de millions de personnes récitent inlassablement cette prière comme si elle était une formule magique: "En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne..." (Matthieu 6) Et pourtant, le sophisme a également perverti cette merveilleuse prière.
"Celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère..."
Tout a déjà été dit sur la question. Quand Dieu prend-il acte qu'un mariage valide a été effectué? Une jeune fille mariée de force l'est-elle toujours? A la conversion, toutes choses ne sont-elles pas devenues nouvelles? Quand on a eu de multiples partenaires sexuels, n'a-t-on pas en quelque sorte été marié avec eux? Et la liste pourrait continuer longtemps. Loin de moi de vouloir trancher la question, ou même l'aborder dans son ensemble: je mentionnerai juste ce qui me pose question, et qui continue de me troubler malgré les dizaines d'enseignements que j'ai entendu sur ce thème, tous plus convaincants les uns que les autres. Le Seigneur dit clairement que "quiconque épouse une femme répudiée commet un adultère". Qu'est-ce qu'une femme répudiée? Notre civilisation qui a fait un dieu de la liberté individuelle en est pleine, et il n'est plus rare de voir des gens se marier 2, 3 ou même 4 fois. Toutefois, comme il est dit dans la Bible que les adultères n'entreraient pas dans le Royaume et, au risque de vous paraître un peu simpliste, je dois dire que les explications des sages me laissent perplexe: leur conclusion fait dire à la Bible exactement le contraire de ce qu'on peut y lire en clair de la bouche-même de Jésus, c'est donc un sophisme supplémentaire...
"Toute femme qui prie... tête non couverte déshonore son chef..."
Dans ce 11e chapitre de la première lettre de Paul aux Corinthiens, il est parlé d'un foulard qui doit couvrir la tête des soeurs lorsqu'elles prient. J'ai déjà abordé en détail cette question dans un édito en date du 6 juin 2000 et intitulé "Le voile, un acte d'obéissance". Vous lirez également avec profit le point de vue de Watchman Nee dans cet indéit intitulé "Le voile ou le gouvernement de Dieu". Qu'il me soit seulement permis de dire que, dans ce cas une fois de plus, les traditions des hommes font dire au texte le contraire de ce qui y est pourtant écrit... Prostituées? Cheveux rasés? Symbole culturel typiquement corinthien? Tout cela ne parvient à altérer, chaque fois que je la lis, la Parole de Dieu. Le sophisme, une fois de plus, ne prend pas.
"Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement"
En psychologie, qui est l'étude de l'âme humaine, on estime que le demandeur doit financer sa guérison. Christ, qui connaît mieux que quiconque l'âme humaine, nous a fait grâce du prix à payer, qu'il a porté lui-même intégralement. Pour briser notre orgueil, il ne demande aucune oeuvre, rien à produire, à fabriquer ni à présenter pour se réclamer de sa justice: croire suffit. Bien sûr, diront certains, le salut est gratuit, mais le papier sur lequel on imprime le message, il faut bien le payer! Les sages - et les marchands - ont toute une batterie d'arguments tous plus valables les uns que les autres, tous plus raisonnables et sages les uns que les autres. Mais pourtant, ce n'est pas Moïse, ou Paul, ou Pierre ou l'un quelconque des prophètes bibliques qui l'ont dit, c'est le Christ lui-même: Je ne vous ai pas fait payer, vous non plus, ne faites pas payer. Peut-on comprendre différemment son ordre, donné à ses disciples alors qu'ils partaient en mission? Il est là, écrit pour nous, noir sur balcn, et le défi du Christ, défi éternel, est toujours présent devant les yeux de chaque homme qui glisse ou s'appesantit sur les Evangiles: nous avons reçu gratuitement, et nous devons donner gratuitement. C'était l'ordre du Christ, c'était le sujet de gloire de Paul, qui ne voulait pour rien au monde se le laisser enlever. A nous qui lisons cette parole de Jésus, c'est peut-être alors l'ensemble de notre façon d'appréhender l'oeuvre "de Dieu" qu'il nous faudrait revoir, et nous poser la question de savoir s'il ne s'agit pas de l'oeuvre "de l'homme", dont le but est de servir l'homme et de glorifier Dieu + un auteur, ou Dieu + un chanteur, ou Dieu + une dénomination, ou encore Dieu + un site web...
"Le Seigneur prit la coupe..."
Là également, de bien curieuses pratiques se sont infiltrées dans nos milieux, servies par des raisonnements en béton sur le peu d'importance des éléments extérieurs, pourvu qu'on les prenne avec un coeur droit. Cela part d'un bon sentiment, mais témoigne de bien peu de compréhension des réalités spirituelles qui sous-tendent les réalités du monde visible. Comment en effet concilier ce qui est pratiqué chaque dimanche dans l'immense majorité des églises évangéliques avec ce dont parle la Bible: "Le Seigneur prit LA coupe..." Et voilà un plateau de gobelets qui circule dans les rangs ! Par surcroît, cette pratique hygiéniste instaurée par crainte des hépatites et du Sida (alors qu'AUCUNE publication médicale ne relate de cas de contamination par ce moyen dans les églises chrétiennes même anglo-saxonnes) est un aveu de division et d'incrédulité. A celui qui voudrait pourtant y voir clair, il est parlé des maladies, et des risques "mortels", dans la célébration de la Cène dans la suite du texte de l'épître de Paul aux Corinthiens. Pas plusieurs chapitres après, ou dans des termes confus, non, dans les lignes qui suivent, et de façon limpide! "Car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts." (1 Corinthiens 11;29-30). La Parole de Dieu, une fois de plus, détruit le sophisme, car les passages-clefs avec lesquels on voudrait nous asservir contiennent également le moyen d'en échapper.

"Ne continue pas à ne boire que de l'eau..."
Ce verset de l'épître de Paul à Timothée est éminament clair, pour qui veut bien le lire simplement. Il dit que la règle dans les églises apostoliques était de s'abstenir de boisson fermentées et enivrantes, qui "font perdre le sens". Si en effet les prophètes d'autrefois pratiquaient le naziréat, peut-on concevoir que les apôtres se soient laissé aller à ce sujet, encourageant l'usage du vin? A mon sens, il faudrait comprendre ainsi ce que dit Paul : notre règle est de ne pas boire de vin, mais pour une fois, à cause des vertus du vin pour les maux d'estomac, fais une entorse à notre règle. Vous savez comme moi l'usage qui est fait de ce verset pour justifier l'utilisation de l'alcool. Je n'ai rien contre le fait d'user avec sagesse de ce produit, ce contre quoi je m'insurge, c'est contre la falsification de ce verset, contre le sophisme menteur.
Conclusion: Paraboles et paradoxes
Les sophismes modernes, nous le verrons dans une prochaine étude, se sont glissés partout. Ils se sont répandus dans le corps pour l'anesthésier, comme un poison. Dans n'importe quelle Bible que l'on prenne, il sont là. Dans n'importe quelle revue, ils sont là. Ils sont dans les écoles de théologie, dans les émissions de radio, dans les livres, dans les prêches, ils sont partout et n'ont qu'un seul but: maintenir en place un ordre de choses qui voile la splendeur de l'évangile intégral, et favoriser la mainmise d'une corporation qui a assis ses pasteurs, ses prêtres, ses doctrines, bref son système, sur les 7 collines de l'orgueil, et sur les océans de l'incrédulité humaine. La Parole de Dieu est notre seule source, et c'est à elle que nous devons puiser, seuls dans notre face à face avec Dieu. Le mot "parole" vient du latin "parabola", et s'il est vrai que le Seigneur utilise avec nous une approche circulaire, "tournant autour du pot", c'est toujours afin de nous amener au coeur de la cible, dans la pleine compréhension de vérité qui seraient trop abruptes pour notre intellect humain. Et ces paroles, ces paraboles, souvent étonnantes, nous libèrent. Les exégètes y ont trouvé des dizaines de sens. D'autres seront encore découvert, et jamais l'homme ne cessera d'y puiser, car elles sont sans fond : elles rayonnent de la sagesse de Dieu, qui confond les sages. Les sages nous éloignent du coeur de la cible et nous feraient manquer le but s'il n'y avait la grâce de Dieu, mais un seul serviteur, le Saint-Esprit, veut nous faire toucher le but, la liberté et la plénitude en Christ. Et ce serviteur, écoutons-le, ainsi que tous ceux qui ont été saisis par lui, et dont nous reconnaissons la voix.
Le sujet de la semaine s'intitule: "Sophismes". C'est la première partie d'une série d'études, dont la deuxième se nommera "Virgules, parenthèses et italiques". Mais je voudrais vous parler maintenant de quelques "sophismes", qui sont le pendant satanique des paraboles. Les paraboles contiennent souvent des paradoxes, "vérités qui se tiennent sur la tête afin d'attirer l'attention", comme nous le verrons en conclusion. Le sophisme, lui, est une semence infernale qui remet en question la Parole de Dieu. Le sophisme, dit le dictionnaire, est "le tour d’adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l’ordre du langage: on n’y voit que du feu; le raisonnement paraît valide, bien que sa conclusion soit inacceptable, mais on ne sait déceler la faille", l'endroit et le moment où le sage, le prêtre, le pasteur ou le théologien nous a... arnaqué! Cette technique trouve son origine dans la philosophie grecque et fut abondamment reprise par Ignace de Loyola, cet homme qui fonda l'ordre des Jésuites après une série d'apparitions de "vierges noires" en Espagne. Dans sa doctrine, la raison devait se subordonner à l'obéissance au supérieur. Dans ses "Exercices spirituels", il dit ceci: "Le mur blanc est noir et le mur noir est blanc lorsque le prêtre donne cet ordre au croyant, car il est ainsi inspiré du Saint-Esprit." La raison doit admettre que le mur est noir, même s'il est manifestement blanc. Par leurs savantes pirouettes, nos sages modernes font dire à la Bible, non pas des vérités atténuées, des vérités adoucies, mais exactement le contraire de ce qui est pourtant écrit en clair. En voici 8 exemples qui vous parleront comme ils m'ont parlé, et qui vous donneront peut-être envie de demander au Seigneur, par son Esprit, de vous révéler sa Parole tout à nouveau.
"Joseph ne la connut pas jusqu'à ce que..."
Ce texte de Mathieu 1, verset 25 a donné lieu à l'un des sophismes les plus connus. La Parole de Dieu est déformée, et on lui fait dire que Joseph et Marie n'ont pas eu de relations sexuelles, Marie étant restée perpétuellement vierge et sans autres enfants. Cette justification largement tirée par les cheveux est pourtant démontée plusieurs fois par la raison d'abord, puis par les textes bibliques ensuite. D'abord, comment imaginer que Joseph et Marie, couple jusqu'à preuve du contraire normalement constituée, n'aient pas eu de relations sexuelles, et donc d'enfants? Ensuite, une simple lecture du texte qui nous sert d'appui le démontre: Joseph n'a pas eu de relations avec elle jusqu'à ce qu'elle enfante, sous-entendu, il en a eu après! Et enfin, les multiples mentions des "frères et soeurs de Jésus" le prouvent également: Marie était mère de famille nombreuse, et Jésus (demi-)frère aîné d'une fratrie de plusieurs. Bien sûr, s'écrieront les sophistes, en Orient, tout le monde s'appelle "frère" mais en fait, cela signifie "cousin". Pour un examen plus détaillé de cette erreur, voyez notre étude sur "Les frères et soeurs de Jésus".
"Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé..."
Du même tonneau est l'exemple suivant: tout d'abord, notons l'ordre des choses. Croire puis être baptisé. C'est simple, clair et limpide. Mais non, il faut au coeur tortueux de l'homme tordre encore la Parole. Il faut baptiser les nourrissons, comprenez-vous, pour leur éviter les limbes ou pire la damnation en cas de disparition prématurée. Premièrement pourtant, et d'après la Bible, ce n'est pas le baptème qui sauve. C'est la foi. Le baptème n'est pas un acte magique, censé purifier des souillures du corps, comme disait l'apôtre Pierre, mais il est l'engagement d'une conscience purifiée à marcher sur cette terre en suivant l'exemple du Christ. Je sais bien que dans certains pays, comme au Japon, les bébés sont tellement précoces qu'ils en sont même stressés, mais je n'ai jamais vu un bébé donner un témoignage de conversion... En outre, le mot baptème lui-même signifie "immersion". Comment peut-on être immergé... par aspersion? C'est absurde, c'est donc un sophisme !
"En priant, ne multipliez pas les vaines paroles..."
Doctement, certains enseignent à réciter des chapelets, à répéter des prières toutes faites, alors que la Bible elle-même nous dit de ne pas faire comme les païens qui s'imaginent que ce sont les multitudes de paroles qui feront fléchir Dieu. Cette coutume témoigne de bien peu de contact avec Dieu. Pour qui connaît Dieu personnellement, c'est dans le silence et la méditation de la Bible que vient l'assurance de l'exaucement. De plus, celui qui a des yeux pour voir peut lire en clair le verset qui précède le "Notre Père". Pourtant, des dizaines de millions de personnes récitent inlassablement cette prière comme si elle était une formule magique: "En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne..." (Matthieu 6) Et pourtant, le sophisme a également perverti cette merveilleuse prière.
"Celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère..."
Tout a déjà été dit sur la question. Quand Dieu prend-il acte qu'un mariage valide a été effectué? Une jeune fille mariée de force l'est-elle toujours? A la conversion, toutes choses ne sont-elles pas devenues nouvelles? Quand on a eu de multiples partenaires sexuels, n'a-t-on pas en quelque sorte été marié avec eux? Et la liste pourrait continuer longtemps. Loin de moi de vouloir trancher la question, ou même l'aborder dans son ensemble: je mentionnerai juste ce qui me pose question, et qui continue de me troubler malgré les dizaines d'enseignements que j'ai entendu sur ce thème, tous plus convaincants les uns que les autres. Le Seigneur dit clairement que "quiconque épouse une femme répudiée commet un adultère". Qu'est-ce qu'une femme répudiée? Notre civilisation qui a fait un dieu de la liberté individuelle en est pleine, et il n'est plus rare de voir des gens se marier 2, 3 ou même 4 fois. Toutefois, comme il est dit dans la Bible que les adultères n'entreraient pas dans le Royaume et, au risque de vous paraître un peu simpliste, je dois dire que les explications des sages me laissent perplexe: leur conclusion fait dire à la Bible exactement le contraire de ce qu'on peut y lire en clair de la bouche-même de Jésus, c'est donc un sophisme supplémentaire...
"Toute femme qui prie... tête non couverte déshonore son chef..."
Dans ce 11e chapitre de la première lettre de Paul aux Corinthiens, il est parlé d'un foulard qui doit couvrir la tête des soeurs lorsqu'elles prient. J'ai déjà abordé en détail cette question dans un édito en date du 6 juin 2000 et intitulé "Le voile, un acte d'obéissance". Vous lirez également avec profit le point de vue de Watchman Nee dans cet indéit intitulé "Le voile ou le gouvernement de Dieu". Qu'il me soit seulement permis de dire que, dans ce cas une fois de plus, les traditions des hommes font dire au texte le contraire de ce qui y est pourtant écrit... Prostituées? Cheveux rasés? Symbole culturel typiquement corinthien? Tout cela ne parvient à altérer, chaque fois que je la lis, la Parole de Dieu. Le sophisme, une fois de plus, ne prend pas.
"Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement"
En psychologie, qui est l'étude de l'âme humaine, on estime que le demandeur doit financer sa guérison. Christ, qui connaît mieux que quiconque l'âme humaine, nous a fait grâce du prix à payer, qu'il a porté lui-même intégralement. Pour briser notre orgueil, il ne demande aucune oeuvre, rien à produire, à fabriquer ni à présenter pour se réclamer de sa justice: croire suffit. Bien sûr, diront certains, le salut est gratuit, mais le papier sur lequel on imprime le message, il faut bien le payer! Les sages - et les marchands - ont toute une batterie d'arguments tous plus valables les uns que les autres, tous plus raisonnables et sages les uns que les autres. Mais pourtant, ce n'est pas Moïse, ou Paul, ou Pierre ou l'un quelconque des prophètes bibliques qui l'ont dit, c'est le Christ lui-même: Je ne vous ai pas fait payer, vous non plus, ne faites pas payer. Peut-on comprendre différemment son ordre, donné à ses disciples alors qu'ils partaient en mission? Il est là, écrit pour nous, noir sur balcn, et le défi du Christ, défi éternel, est toujours présent devant les yeux de chaque homme qui glisse ou s'appesantit sur les Evangiles: nous avons reçu gratuitement, et nous devons donner gratuitement. C'était l'ordre du Christ, c'était le sujet de gloire de Paul, qui ne voulait pour rien au monde se le laisser enlever. A nous qui lisons cette parole de Jésus, c'est peut-être alors l'ensemble de notre façon d'appréhender l'oeuvre "de Dieu" qu'il nous faudrait revoir, et nous poser la question de savoir s'il ne s'agit pas de l'oeuvre "de l'homme", dont le but est de servir l'homme et de glorifier Dieu + un auteur, ou Dieu + un chanteur, ou Dieu + une dénomination, ou encore Dieu + un site web...
"Le Seigneur prit la coupe..."
Là également, de bien curieuses pratiques se sont infiltrées dans nos milieux, servies par des raisonnements en béton sur le peu d'importance des éléments extérieurs, pourvu qu'on les prenne avec un coeur droit. Cela part d'un bon sentiment, mais témoigne de bien peu de compréhension des réalités spirituelles qui sous-tendent les réalités du monde visible. Comment en effet concilier ce qui est pratiqué chaque dimanche dans l'immense majorité des églises évangéliques avec ce dont parle la Bible: "Le Seigneur prit LA coupe..." Et voilà un plateau de gobelets qui circule dans les rangs ! Par surcroît, cette pratique hygiéniste instaurée par crainte des hépatites et du Sida (alors qu'AUCUNE publication médicale ne relate de cas de contamination par ce moyen dans les églises chrétiennes même anglo-saxonnes) est un aveu de division et d'incrédulité. A celui qui voudrait pourtant y voir clair, il est parlé des maladies, et des risques "mortels", dans la célébration de la Cène dans la suite du texte de l'épître de Paul aux Corinthiens. Pas plusieurs chapitres après, ou dans des termes confus, non, dans les lignes qui suivent, et de façon limpide! "Car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts." (1 Corinthiens 11;29-30). La Parole de Dieu, une fois de plus, détruit le sophisme, car les passages-clefs avec lesquels on voudrait nous asservir contiennent également le moyen d'en échapper.

Bien que sa conclusion soit inacceptable on ne sait pas déceler le moment où le sage nous a arnaqué
"Ne continue pas à ne boire que de l'eau..."
Ce verset de l'épître de Paul à Timothée est éminament clair, pour qui veut bien le lire simplement. Il dit que la règle dans les églises apostoliques était de s'abstenir de boisson fermentées et enivrantes, qui "font perdre le sens". Si en effet les prophètes d'autrefois pratiquaient le naziréat, peut-on concevoir que les apôtres se soient laissé aller à ce sujet, encourageant l'usage du vin? A mon sens, il faudrait comprendre ainsi ce que dit Paul : notre règle est de ne pas boire de vin, mais pour une fois, à cause des vertus du vin pour les maux d'estomac, fais une entorse à notre règle. Vous savez comme moi l'usage qui est fait de ce verset pour justifier l'utilisation de l'alcool. Je n'ai rien contre le fait d'user avec sagesse de ce produit, ce contre quoi je m'insurge, c'est contre la falsification de ce verset, contre le sophisme menteur.
Conclusion: Paraboles et paradoxes
Les sophismes modernes, nous le verrons dans une prochaine étude, se sont glissés partout. Ils se sont répandus dans le corps pour l'anesthésier, comme un poison. Dans n'importe quelle Bible que l'on prenne, il sont là. Dans n'importe quelle revue, ils sont là. Ils sont dans les écoles de théologie, dans les émissions de radio, dans les livres, dans les prêches, ils sont partout et n'ont qu'un seul but: maintenir en place un ordre de choses qui voile la splendeur de l'évangile intégral, et favoriser la mainmise d'une corporation qui a assis ses pasteurs, ses prêtres, ses doctrines, bref son système, sur les 7 collines de l'orgueil, et sur les océans de l'incrédulité humaine. La Parole de Dieu est notre seule source, et c'est à elle que nous devons puiser, seuls dans notre face à face avec Dieu. Le mot "parole" vient du latin "parabola", et s'il est vrai que le Seigneur utilise avec nous une approche circulaire, "tournant autour du pot", c'est toujours afin de nous amener au coeur de la cible, dans la pleine compréhension de vérité qui seraient trop abruptes pour notre intellect humain. Et ces paroles, ces paraboles, souvent étonnantes, nous libèrent. Les exégètes y ont trouvé des dizaines de sens. D'autres seront encore découvert, et jamais l'homme ne cessera d'y puiser, car elles sont sans fond : elles rayonnent de la sagesse de Dieu, qui confond les sages. Les sages nous éloignent du coeur de la cible et nous feraient manquer le but s'il n'y avait la grâce de Dieu, mais un seul serviteur, le Saint-Esprit, veut nous faire toucher le but, la liberté et la plénitude en Christ. Et ce serviteur, écoutons-le, ainsi que tous ceux qui ont été saisis par lui, et dont nous reconnaissons la voix.














1. Le lundi 1 octobre 2007 à 22:08, par Roger
2. Le vendredi 4 avril 2008 à 15:30, par john
3. Le mercredi 9 avril 2008 à 12:28, par piffit